Etude 2018 avec l'IFOP sur la pilule contraceptive

Pourquoi les femmes délaissent-elles la pilule contraceptive? –Illicomed & IFOP 

A l’occasion de la journée mondiale de la contraception, nous publions aujourd’hui les résultats de l’enquête menée avec notre partenaire l’Institut Français d’Opinion Publique (IFOP), au sujet  du délaissement de la pilule par les femmes, un phénomène qui grandit depuis quelques années et dont on entend de plus en plus parler.

Contexte de l’enquête :


Tout en restant le contraceptif le plus utilisé par les Françaises, le recours à la pilule contraceptive décline d’année en année.

Le scandale des pilules troisième et quatrième générations, dont l’implication dans des cas de thromboses veineuses a été mis en lumière (avec la pilule Diane 35), mais aussi une dénonciation médiatique d’un grand nombre d’effets secondaires, peuvent expliquer que cette méthode contraceptive n’attire plus autant les femmes qu’avant, mais ce ne sont pas les seules raisons de ce phénomène.

pilule contraceptive de face

Cette enquête Intitulée « Pourquoi les femmes délaissent la pilule ? » a été réalisée au moyen d’un questionnaire administré en ligne du 26 au 29 juin 2018, auprès d’un échantillon de 1084 femmes de 15 à 49 ans, non stériles et ayant été réglées.

Cet échantillon est représentatif de la population féminine et suit la méthodologie de quotas selon des critères socio démographiques, socioprofessionnels et géographiques. Elle respecte les principes scientifiques et déontologiques des enquêtes de sondage.

Le but est de comprendre quelle place tient la pilule dans le spectre des méthodes anticonceptionnelles, la perception de ses effets secondaires et autres inconvénients ainsi que leur poids éventuel dans la décision d’arrêter ce contraceptif, et enfin les alternatives envisagées par les femmes désirant se tourner vers un autre mode de prévention de grossesse.

Résultats de l’enquête :


Analyse des résultats de la grande enquête sur la pilule contraceptive par nos experts.

La place de la pilule parmi les méthodes contraceptives :


Quelle part de marché pour ce moyen de contraception? Quelle(s) évolution(s)? Les femmes sont-elles satisfaites de leur pilule?

8 femmes sur dix a déjà pris la pilule :

Le chiffre qui parle :

80%

Une immense majorité des femmes a déjà essayé la pilule au moins une fois dans leur vie.


C’est ce que révèle la première question de l’enquête, 80 % des femmes ayant répondu oui à la question : « Au cours de votre vie, avez-vous déjà pris une pilule contraceptive ? »

C’est ce que révèle la première question de l’enquête, 80 % des femmes ayant répondu oui à la question : « Au cours de votre vie, avez-vous déjà pris une pilule contraceptive ? »

Les chiffres nous montrent que plus jeunes sont les femmes, moins elles sont concernées par ce moyen de contraception oral. En effet, dans la tranche d’âge de 40 à 49 ans, 90% des femmes l’ont essayée au moins une fois, 87 % chez les 30 à 39 ans, et 86 % chez les 20 à 29 ans.

Profil des femmes ayant déjà pris la pilule contraceptive

En revanche, seulement 31 % des jeunes filles de 15 à 19 ans l’ont déjà testée. Ceci peut s’expliquer par le fait que dans cette dernière tranche d’âge, elles sont moins nombreuses à avoir commencé leur vie sexuelle et qu’elles ne sont donc pas encore concernées par le risque de grossesse, ce critère étant la raison principale de prendre un contraceptif.

Concernant le profil des participantes, il n’y a pas de différence criante entre les niveaux d’études, à l'exception de la catégorie de femmes ayant été moins nombreuses à l’avoir déjà testée, qui ont un niveau de diplôme supérieur au 2ème cycle après le bac (83 % contre 94% des femmes diplômées du 1er cycle après le bac par exemple).

Cependant, le recours à la pilule a été moins fréquent chez les femmes des catégories pauvres (78 %) que celles des catégories plus aisées (autour de 88 %). Un grand nombre de pilules sont remboursées par la sécurité sociale mais ce n’est pas le cas de toutes, ce qui peut expliquer ce paramètre.

femme tenant une pilule contraceptive

Ceci se retrouve dans le découpage par catégorie socioprofessionnelle, puisque 56% seulement des femmes inactives ont au moins une fois eu recours à cette méthode, contre 92% chez les PCS +. Ce dernier élément peut en revanche trouver son explication dans la tendance à avoir moins d’enfants ou à prioriser la carrière professionnelle chez les femmes PCS+.

Logiquement, le groupe de célibataire n’ayant jamais été en couple comporte le moins de femmes l’ayant prise au moins une fois dans leur vie, moins de la moitié d’entre elles (46%) ont été concernées, ces dernières ne se trouvant pas forcément dans le risque actuel de grossesse.

Il y a d’ailleurs une corrélation intéressante à faire entre la stabilité et durée d’un couple et le recours au moyen de contraception oral : 97 % des femmes étant en couple depuis plus de 20 ans l’ont déjà pris, contre 82 % de celles qui sont en couple depuis moins d’une année.

Un fait important est enfin à noter chez les Françaises interrogées: celles ayant déjà eu un enfant sont beaucoup plus nombreuses à avoir eu recours à la pilule au moins une fois (96 %) que celle n’ayant jamais été mère (72%). La raison à cela peut être la décision de ne plus avoir d’enfant.

Quelle méthode de contraception est actuellement la plus utilisée chez les femmes et quelle évolution ces dernières années ?

Le chiffre qui parle :

37%

En 2018, on observe que 37 % sont actuellement sous traitement hormonal oral pour éviter une grossesse, 5% le couplant avec le préservatif.

Ces 37% sont à comparer avec:

  • les 25% privilégiant le DIU (stérilet)
  • les 16% n’utilisant que le préservatif
  • les 5% ayant installé l’implant
méthodes de contraception principales

Les femmes ayant eu recours à la stérilisation définitive sont très peu en 2018 (2%), et celles adoptant des méthodes alternatives traditionnelles représentent 4%.

Il s’agit des méthodes telles que le retrait avant l’éjaculation du partenaire, l’abstinence durant les jours fertiles, le diaphragme, les crèmes spermicides et autres.

  • 8% des femmes n’utilisent aucune méthode anti-conception.

Recul de l’utilisation de la pilule depuis 2010:

Le chiffre qui parle :

44.8%

Les résultats  montrent donc que la pilule est toujours le moyen le plus populaire....

Seulement, cette popularité a diminué de manière significative ces dernières années selon les Etudes de Santé Publique en France : en 2010, presque la moitié des femmes était sous contraceptif oral (44,8 %), chiffre qui a baissé à 40,5 % en 2013 et donc 37% aujourd'hui.

Cette perte de popularité se fait au profit d’un recours plus important au préservatif (de 14,8 % en 2010, 21% l’utilisent désormais – même conjointement à la pilule) ou à d’autres méthodes comme le stérilet.

Le quart des femmes l’utilise en 2018 (25%) alors que seulement 18,7% le faisait en 2013.

Près du tiers des femmes utilisent la pilule exclusivement

Le chiffre qui parle :

32%

En moyenne 32% de Françaises ont pour seule méthode contraceptive la pilule.


Chez les femmes de 20 à 29 ans, cela représente plus de la moyenne puisque 41% d’elles l’ont choisie exclusivement.

Environ 4 femmes sur 10 (41%) n’ayant jamais eu d’enfant n’utilisent que cette méthode, alors que c’est le cas seulement pour moins de 3 femmes sur 10 (29%) de celles ayant déjà été mères.

34% des jeunes filles de 15 à 19 ans utilisent seulement le préservatif


Sur les 37% des femmes utilisant la pilule, un nombre important l’associe au préservatif, puisque 5% des femmes interrogées utilisent les deux méthodes conjointement.

Le chiffre qui parle :

34%

Pour ce qui est du recours exclusif au préservatif, on voit que les jeunes de 15 à 19 ans sont les plus concernées. 34% d’entre elles l’utilisent, alors qu’elles n’étaient que 31% à utiliser la pilule. C’est d’ailleurs plus du double de la moyenne des femmes optant exclusivement pour cette protection.

Concernant le statut marital, 28% de celles n’ayant jamais été en couple utilisent seulement cette méthode lors de relations sexuelles alors que le chiffre tombe à la moitié pour celles étant en couple et cohabitant avec la personne (14%).

Le "condom" semble être privilégié chez celles qui ont une fréquence moins élevée de rapports sexuels (22% de celles disant n’avoir aucun rapport par semaine et 21% de celles ayant un rapport ou moins n’utilisent que le préservatif alors que c’est le cas chez 12% de celles dont la fréquence de l’activité sexuelle dépasse 2 et 3 rapports par semaine).

Utilisation exclusive du préservatif

Le risque de tomber enceinte étant moins élevé chez les femmes moins actives sexuellement, c’est sûrement la raison de d’utilisation de contraceptif ponctuellement.

90% des femmes sont satisfaites de leur méthode de contraception actuelle


Les femmes ayant recours à une méthode anticonceptionnelle ne sont pas toujours satisfaites ou convaincues du moyen choisi.

Le chiffre qui parle :

90%

A la question « Personnellement, êtes-vous satisfaite de votre méthode de contraception actuelle ? », seules 46% des femmes interrogées se sont déclarées tout à fait satisfaites, et 44% « plutôt » satisfaites, ce qui comporte déjà une nuance. 

Un total de 10% des participantes à l’enquête se déclare « plutôt» ou « pas du tout satisfaite ».

Au regard du découpage des niveaux de satisfaction par type de contraception, on remarque que la pilule (91%) dépasse le préservatif (84%) mais n’est pas celui qui rassemble le plus d’utilisatrices convaincues.

Avec son taux de satisfaction de 91%, la pilule contraceptive semble moins satisfaisante que l’implant ou le stérilet, qui regroupe chacun 94% de satisfaction.

Taux de satisfaction de la méthode contraceptive actuelle

Un autre point important concernant la pilule est que malgré son taux élevé de satisfaction, 44% des utilisatrices seulement se déclarent être « très satisfaites », ce qui révèle une certaine réserve chez un bon nombre de celles qui l’ont pour contraceptif.

Ce chiffre est à mettre en parallèle avec les 70% de femmes très satisfaites de l’implant et les 57% très satisfaites avec le stérilet.

Le niveau de satisfaction au regard du profil des utilisatrices de contraception


Presque la moitié des femmes interrogées se sont déclarées tout à fait satisfaites du moyen utilisé en prévention d’une grossesse.

La majorité d’entres elles sont âgées de 40 à 49 ans, ce qui peut révéler un certain regard critique des plus jeunes utilisatrices.

Profil des françaises satisfaites de leur contraception

Il n’y a pas de différence significative de niveau de satisfaction selon les statuts socioprofessionnels, les niveaux d’études ou de revenus, les chiffres tournant autour de la moyenne, à part peut-être dans la catégorie des chômeuses qui regroupent le moins de « pleine satisfaction », avec 39%.

Les « tout à fait satisfaites » les plus nombreuses se trouvent en revanche dans les groupes de PCS+ (55%) et sont plutôt de catégories aisées (53%).

Quant au statut marital des femmes, il n’y a pas non plus de différences criantes excepté que les femmes n’ayant jamais été en couple semblent être moins satisfaites ("38% seulement se déclarent tout à fait satisfaite de leur contraceptif actuel").

Ce chiffre est à aligner avec l’ancienneté d’une relation de couple, puisque 62 % des femmes étant en couple depuis plus de 20 ans se disent comblées, alors que ces chiffrent sont plus bas pour les couples plus récents (entre 40 et 47%).

Enfin, autre fait pertinent à souligner, l’éventuelle relation entre satisfaction de la vie sexuelle et satisfaction de la méthode anticonceptionnelle : le sondage révèle que 59 % de celles étant très satisfaites quant à leur vie sexuelle le sont aussi quant à  leur contraceptif.

Ce chiffre tombe à 38 et 42 % pour les « assez satisfaites » et « pas satisfaites ».

Pour quelles raisons une femme choisit-elle d’arrêter la pilule ? 


Face au phénomène de délaissement de la pilule, et parce qu’elle ne fait pas l’unanimité même chez celles qui l’ont choisie, il est intéressant de se pencher sur les raisons qui poussent une femme à abandonner ce moyen contraceptif.

La question a été posée aux 324 femmes réglées, non ménopausées ayant actuellement décidé de l’arrêter.

Prise de poids, migraines, acné ou encore baisse de la libido… Qu'en est-il vraiment?

Le chiffre qui parle :

42%

On entend souvent que la pilule contraceptive entraîne de nombreux effets secondaires indésirables, et c’est en effet une des principales raisons pour lesquelles certaines femmes choisissent de ne plus y avoir recours.

42% d’entres elles explique leur choix par cette raison (pour 19%, les effets secondaires étant la raison principale de l’arrêt).

Elle est également jugée comme étant contraignante, avec la prise régulière d’une pastille à des heures ponctuelles, et avec un danger d’oubli… ce qui est la raison principale de son arrêt pour 23% des femmes, et faisant partie des raisons pour un total de 39%.

Un des aspects également mis en avant depuis le scandale des pilules de troisième et quatrième génération qui a éclaté fin 2012, est le risque sur la santé des patientes.

Les raisons pour arrêter la pilule contraceptive

38 % des  femmes, par peur de ces risques (phlébites, crise cardiaque, AVC), décident de ne plus prendre de contraceptif oral, et pour 20%, il s’agit de la raison principale.

Ces trois raisons sont celles principalement mises en avant.

D’autres aspects, comme la contrainte d’arrêter de fumer (14%), des problèmes de santé (13%) et le coût du traitement (5%) font partie des raisons avec l’envie d’avoir un enfant (7%) ou l’arrêt de relations sexuelles avec des hommes (7%).

Les risques d’un contraceptif hormonal sur la santé :


Cette enquête s’est intéressée au profil des Françaises ayant décidé d’arrêter le contraceptif oral pour les dangers liés à la santé.

Le chiffre qui parle :

51%

Les risques sur la santé sont la raison N°1 de l’abandon de la pilule pour 51% des femmes en surpoids l’ayant arrêtée.


En effet, le lien entre obésité et pilule augmentent les probabilités d’être victime de complications de santé.

L’âge ne semble pas être un facteur qui influence cette décision, les taux tournant autour de la moyenne observée chez l’ensemble (38%) quelque soit l’âge des participantes à l’étude.

Femmes ayant arrêtées la pilule car elle est risquée pour la santé

On retrouve le plus cette crainte des dangers et risques que comporte la pilule sur la santé comme raison de l'abandon chez les femmes chefs d’entreprise (61%), ainsi que les cadres supérieurs (54%), les femmes plus aisées (60 et 54%), et ayant un niveau d’études supérieures (50%).

La perception des inconvénients de la pilule :


Nous avons demandé l’avis des participantes sur certaines opinions véhiculées à propos des inconvénients de ce moyen de contraception.

  • 79% ont répondu « plutôt d’accord » à l’opinion « La prise de la pilule n’est pas sans danger et peut provoquer de graves problèmes de santé »
  • 69% sont également d’accord pour dire que « Avec l’obligation de prendre la pilule chaque jour, il y a trop de risque d’oubli ».
  • Enfin, 6 femmes sur dix estiment être d’accord avec l’idée que « La pilule est un moyen de contraception contraignant ».

Le débat sur les effets secondaires de la pilule :


Le débat sur la pilule a évolué médiatiquement, donnant la parole à de plus en plus de personnes sur la présence d’effets indésirables.

Ce débat pourrait expliquer en partie la perte de popularité de ce moyen de contraception.

Plus de 8 femmes sur 10 avaient déjà entendu parler des effets secondaires :

Le chiffre qui parle :

83%

Le questionnaire auto-administré en ligne a également permis de montrer que la grande majorité des Françaises avaient déjà une idée des effets secondaires avant de participer à l’étude.


En effet, 83% en ont déjà entendu parler, 43% étant très claire sur ce dont il s’agit, et 40% ayant seulement une idée vague.

90% des femmes diplômées d’un niveau supérieur au bac 2e cycle ont déjà entendu parler des effets secondaires :


Cette grande majorité de femmes ayant entendu parler des effets indésirables représente un spectre très large de profils :

Concernant l’âge:

  • les plus jeunes (15 à 19 ans) sont celles qui en ont le moins entendu parler (76 %)
  • l’écart se resserrent à partir de 20 – 29 ans (84 %)  de 30 à 39 ans (83%)
  • jusqu'au groupe 40-49 ans dans lequel 85% des femmes en avaient une idée.

Pour ce qui est de la formation académique, on voit que plus les femmes ont suivi d'études, plus elles ont des probabilités d’en connaître sur les effets indésirables.

Profil des femmes connaissant les effets secondaires des pilules

Cela concerne 90% de femmes diplômées d’un niveau supérieur au bac 2e cycle, et seulement 70% de femmes ayant arrêté d’étudier avant le Bac, ce qui représente un écart de 20 points.

Cet écart est également important entre les femmes de catégories aisées (93 %) et les femmes de catégories pauvres (79%).

Cet écart se retrouve entre les femmes de catégorie socioprofessionnelle supérieure (PCS+) parmi lesquelles 92% ont une connaissance de ces risques, et les personnes inactives professionnellement (77%).

Dernier fait pertinent, les célibataires n’ayant jamais été en couple, en en ont beaucoup moins entendu parler (72%) que les femmes en couple cohabitant avec leur conjoint (88%).

Cet écart de 16 points révèle éventuellement un manque d’intérêt de la part des célibataires qui sont moins concernées par la problématique.

Ce débat influence-t-il la décision des femmes ?


Dans cette section, nous allons voir que cette tendance risque de s'accentuer les années à venir car les débats autour des pilules contraceptives seront probablement de plus en plus fréquents.

Impact du débat sur la part de marché des pilules contraceptives:

Le chiffre qui parle :

41%

Sur les 316 femmes de l’étude prenant actuellement la pilule, 41% ont déclaré que le débat pouvait les inciter à arrêter de la prendre.


Cependant 59% d’entre elles ne se disent pas remettre en question la prise de la pilule pour ce facteur.

Même si ces femmes représentent la majorité, les indicateurs montrent que le débat a tout de même une grande influence sur la perception des femmes.

Débat sur les effets secondaires de la pilule contraceptive

75 % des femmes chefs d’entreprise jugent que ce débat pourrait les inciter à arrêter de prendre la pilule : 


Les femmes se jugeant plus influençables par ce débat  se situent entre les âges de 20 à 29 ans - 49 % d’entre elle pensent pouvoir être incitées à l’arrêter – et de 30 à 49 ans (45%).

Cela pourrait peut-être s’expliquer par un plus grand recours aux réseaux sociaux, informations sur internet et autres médias à ce sujet dans cette catégorie.

Concernant le statut d’emploi, ce taux s’élève à 75% chez les chefs d’entreprise, contre 40% chez les chômeuses.

Profil des femmes susceptibles d'arrêter la pilule à la suite d'un débat

Arrêt de la pilule : Quelles alternatives ?


On entend souvent dire que les femmes prenant la pilules mais n’étant pas satisfaites par celle-ci continuent de la prendre par manque d’alternatives.

23% des femmes se pencheraient vers le préservatif comme alternative : 

Le chiffre qui parle :

23%

L’étude menée en ligne révèle qu’en cas d’arrêt de la pilule, 23 % des femmes la prenant actuellement opteraient pour le préservatif (pour une grande majorité le préservatif masculin), 21% pour le stérilet7% pour une autre méthode hormonale (patch contraceptif, anneau vaginal ou pastille d’urgence), et 7% se pencheraient vers une méthode traditionnelle comme le retrait du partenaire ou encore l’abstinence les jours à risques en surveillant son cycle menstruel (prise de température).

Enfin, 7% n’utiliseraient plus de méthode contraceptive en cas d’arrêt de la pilule hormonale.

37% des femmes ayant plus de 3 rapports sexuels par semaine jugent le stérilet comme la meilleure alternative à la pilule

Le chiffre qui parle :

37%

Les options possibles varient selon les profils des femmes.


Pour ce qui est d’opter pour le stérilet, on voit que ce sont les femmes les plus actives sexuellement (plus de 3 rapports sexuels par semaine) qui ont le plus d’intérêt à l’adopter (elles sont 37%).

On peut expliquer cette tendance par le fait qu’après la pilule, ce contraceptif est jugé comme étant le plus sûr et permanent, et donc, une femme active ayant plus de risque de tomber enceinte, y voit une plus grande justification.

Les femmes ayant déjà eu un enfant sont plus ouvertes à cette possibilité, puisque 36% d’entre elles jugent le stérilet comme la meilleure alternative, contre 17% des femmes n’ayant jamais été mère.

Profil des françaises préférant le sterilet

Ce chiffre peut lui s’expliquer par le fait que la pose du stérilet est connue pour être très douloureuse chez les femmes dont le col de l’utérus n’a jamais été dilaté (femmes n’ayant jamais accouché).

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de gynécologues émettent une réserve quant à son utilisation par des femmes n’ayant jamais eu d’enfant.

Enfin, un chiffre très surprenant est celui qui nous renseigne sur la situation maritale des Françaises jugeant le stérilet comme étant la meilleure option.

5% des femmes célibataires ayant déjà été en couple seulement ont cet avis, alors que pour les autres situations, les chiffres tournent autour de la moyenne (26% de femmes en couple et cohabitant, 25% des femmes en couple, et 24% des femmes célibataires n’ayant jamais été en couple).

Pilule contraceptive de dos

Conclusion de l'enquête :


Ce travail mené auprès d’un échantillon représentatif des Françaises permet de conclure que la pilule est en effet progressivement délaissée depuis quelques années au profit d’autres alternatives pouvant être jugées moins contraignantes.

Ceci s’explique par plusieurs raisons, notamment certains effets secondaires gênant (acnés, volonté de perdre du poids, perte de la libido), les dangers sur la santé et le risque d’oubli.

Cependant, ces chiffres sont à relativiser car malgré le manque de satisfaction totale de ses utilisatrices, ce moyen de contraception reste le plus prisé en France.

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