Zomig

Zomig: posologie, effets secondaires, avis, ordonnance, prix et guide d’achat

La crise de migraine touche 15% de la population mondiale : 15 à 18% des femmes, 6% des hommes et 5% des enfants sont concernés par cette pathologie. Ces crises peuvent dépasser les 48 heures de symptômes pour 10% des patients.

Le Zomig®, dont la molécule est le zolmitriptan, est un médicament utilisé dans la phase douloureuse de la crise de migraine chez les patients adultes, en cas d’échec du paracétamol ou d’anti-inflammatoires.

Présentation du médicament

Le Zomig® existe sous plusieurs formes (comprimés et comprimés orodispersibles en France, et le spray nasal existe au Canada et en Suisse par exemple) et sous deux dosages : 2,5mg et 5mg (ce dernier n’est disponible que pour le spray nasal et comprimés au Canada et en Suisse notamment, pas en France).

C’est un médicament sur « Liste 1 », donc nécessitant une ordonnance classique rédigée par n’importe quel médecin (il n’est pas réservé à certains spécialistes).

Le générique de ce médicament est le Zolmitriptan, commercialisé par beaucoup de laboratoires génériqueurs. Le Zomig® est quant à lui commercialisé par le laboratoire GRÜNENTHAL en France, et le spray nasal par le laboratoire ASTRAZENECA au Canada et en Suisse.

Quelle pathologie permet t’il de traiter ?

Le Zomig® permet de traiter la migraine, plus précisément la phase céphalalgique de la migraine (c’est-à-dire la phase douloureuse).

La migraine est une céphalée (mal de tête) d’intensité plus ou moins forte, souvent unilatérale, récurrente et pulsatile (c’est à dire accompagnée de battements suivant le rythme cardiaque).

Certains symptômes peuvent accompagner cette crise, par exemples digestifs ou encore neurologiques.

12% des adultes sont touchés par ces crises migraineuses, chez les enfants ce sont 5 à 10%, soit un total de 11 millions de personnes en France. 2 personnes touchées sur 3 sont des femmes.

Les patients souffrant de cette pathologie ne consultent pas toujours leur médecin et ont souvent recourt à l’automédication. 

La migraine est un phénomène neuro-vasculaire. C’est tout d’abord l’inflammation des neurones qui entraîne la migraine. A cela s ‘ajoute une dilatation des vaisseaux cérébraux (notamment les artères des méninges), cela provoque une stimulation nerveuse et donc une crise de céphalées.

Plusieurs facteurs peuvent déclencher une migraine, ils dépendent de chaque personne. Le tabac et certains aliments peuvent provoquer une crise comme le chocolat, le café, la charcuterie ou l’alcool.

D’autres facteurs sont extérieurs comme le bruit, certaines odeurs ou certaines lumières.

Les facteurs hormonaux sont importants, surtout chez les femmes, la diminution brutale du taux d’oestrogènes à la fin du cycle menstruel peut entraîner ce qu’on appelle les migraines cataméniales.

Enfin, certains facteurs sont météorologiques, par exemple lorsque la pression atmosphérique chute brutalement.

La crise migraineuse est précédée d’une phase d’irritabilité ou de fatigue.

La douleur est modérée ou intense, selon la crise et selon les personnes. Dans la majorité du temps, elle ne se trouve que d’un côté, au dessus de l’œil ou vers la tempe.

La douleur peut varier de côté selon les crises. Parfois, la douleur diffuse des deux côtés en même temps, ainsi qu’à l’arrière de la tête. Cette douleur augmente de façon progressive. Elle est maximale dans les deux à quatre heures suivant le début de la crise. 

Certaines crises s’accompagnent de signes digestifs comme des nausées ou des vomissements, et quelques fois d’une pâleur du visage. Une phonophobie (difficulté à supporter le bruit) et une photophobie (difficulté à supporter la lumière) sont souvent associés.

Il apparaît dans environ 20% des cas, une ou des auras, avant la céphalée. Il existe les auras visuelles (des tâches, des lignes, des points lumineux apparaissent dans le champ visuel ou encore, une diminution du champ visuel), les auras sensitives (phénomènes sensitifs comme des fourmillements, des picotements apparaissant au niveau des bras, autour et à l’intérieur de la bouche), et enfin des auras aphasiques (des troubles du langage à type de manque de mot).

Comment marche ce médicament ?

Le zolmitriptan ne devra pas être utilisé à visée prophylactique (c’est à dire en prévention de la crise de migraine), il ne fonctionnera pas dans ce cadre-là.

Il est recommandé de prendre un comprimé (ou une pulvérisation nasale) de Zomig® dès l’apparition des premiers symptômes de la céphalée migraineuse. Toutefois, s’il est pris plus tard, l’efficacité du médicament ne sera pas remise en cause.

Cette molécule n’est en revanche pas efficace si elle est administrée au moment de l’aura, il est donc déconseillé de l’administrer à ce moment-là.

C’est le système trigémino-vasculaire (constitué du ganglion trijumeau, d’autres noyaux cérébraux, ainsi que des vaisseaux des méninges) qui est impliqué dans la crise de migraine.

Deux effets de la molécule zolmitriptan permettent de diminuer voire de supprimer les céphalées de la migraine : une vasoconstriction des vaisseaux (c’est à dire une diminution du diamètre de ces vaisseaux) et une inhibition de la libération de neuropeptides (neurotransmetteurs impliqués dans les céphalées).

La disparition de la douleur et des symptômes associés est observée dans l’heure qui suit la prise du médicament grâce à ces deux effets.

A qui s’adresse t’il ?

Le Zomig® est indiqué dans le traitement de la phase douloureuse de la migraine chez les adultes. En effet, chez les enfants de moins de 12 ans, la sécurité préclinique n’a pas été étudiée.

En revanche, une étude a été réalisée sur l’administration de ce médicament chez des adolescents de 12 à 17 ans. Cette dernière n’a pas été fournie par le laboratoire, seuls les résultats ont été dévoilés.

Ils démontrent qu’aucune efficacité supérieure n’a été prouvée entre l’administration du Zomig® versus un placebo chez les adolescents traités. 

Quels sont ses avantages et ses inconvénients ?

Commençons par analyser les avantages de ce traitement :

Avantages

Un des avantages de ce médicament est la rapidité d’action. En effet, une heure après la prise, les douleurs ont fortement diminué, voire disparu.

La forme la plus rapide est le spray nasal, puis le comprimé pelliculé, et enfin la forme orodispersible.

De plus, il n’y a pas de risque d’accumulation du produit sur le long terme, même si le patient en utilise de façon récurrente.

L’avantage de la forme orodispersible est que le médicament peut se prendre n’importe où. Il n’y a pas besoin d’avoir un verre d’eau ou une boisson à proximité, or une crise de migraine peut survenir rapidement.

Inconvénients

L’inconvénient de la forme orodispersible est qu’elle est un peu plus lente à agir, contrairement à la forme pelliculée et surtout au spray nasal.

Un autre inconvénient est la survenue assez fréquente d’effets indésirables type étourdissements, fourmillements lors de la prise du comprimé (pelliculé et orodispersibles) même s’ils disparaissent dans les heures qui suivent.

Sous quelles formes se présente le zolmitriptan?

Deux sortes de comprimés existent : les comprimés pelliculés et les comprimés orodispersibles. 

Les comprimés pelliculés sont de couleur jaune et se présentent sous plaquette en aluminium, en boîte de 6 ou de 12 comprimés.

Les comprimés orodispersibles sont quant à eux de couleur blanche, ils sont également sous plaquette en aluminium, en boîte de 6 ou de 12 comprimés. Ces derniers sont ronds, plats et biseautés. Leur diamètre est de 6,5mm. Sur l’une des faces est inscrit « M », et sur la deuxième « ZT1 ».

Dans certains pays comme le Canada ou la Suisse, le spray nasal est également commercialisé en 2,5mg et en 5mg. Il existe des boîtes de 2 ou de 6 sprays nasaux.

Composition du médicament

Le Zomig® commercialisé en France contient 2,5mg de zolmitriptan. Ce sont les comprimés pelliculés.

La composition en excipients est la suivante : lactose anhydre (excipient à effet notoire), cellulose microcristalline, carboxyméthylamidon sodique, stéarate de magnésium. Le pelliculage est composé de macrogol 8000 et d’Opadry jaune OY-22906 (c’est à dire de l’hypromellose, du dioxyde de titane, du macrogol 4000 et de l’oxyde de fer jaune E172).

Le ZomigOro® contient également 2,5mg de zolmitriptan. Ce sont les comprimés orodispersibles commercialisés en France, dont la composition est la suivante : mannitol (excipient à effet notoire), cellulose microcristalline, crospovidone, aspartam (E951) (excipient à effet notoire), bicarbonate de sodium, acide citrique anhydre, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium, aromatisant : arôme orange.

Focus sur le zolmitriptan

Le zolmitriptan est un agoniste sélectif des récepteurs recombinants humains vasculaires 5-HT1Dα et 5-HT1Dβ.

Un agoniste est une molécule activant un récepteur en interagissant avec lui, contrairement à un antagoniste qui bloque le récepteur.

Des études scientifiques ont été faites au sujet de ce médicament pour prouver son efficacité :

Une étude a été réalisée par le laboratoire AstraZeneca en 2011 (l’ancien titulaire de l’Autorisation de Mise sur le Marché, avant son rachat par le laboratoire Grünenthal) sur 336 femmes souffrant de migraines cataméniales. Il a été prouvé que le zolmitriptan était plus efficace que le placebo reçu. (Tuchman M, Hee A, Emeribe U, Silberstein S, « Efficacy and tolerability of zolmitriptan oral tablet in the acute treatment of menstrual migraine », CNS Drug 2006;20(12):1019-1026).

Une autre étude a été réalisée, zolmitriptan versus almotriptan sur 1 298 adultes atteints de crise de migraine. Il n’a alors pas été mis en évidence de différence significative d’efficacité entre les deux molécules. (Goadsby PJ, Massiou H, Pascual J, Diener HC, Dahlöf CGH, Mateos V et al, « Almotriptan and zolmitriptan in the acute treatment of migraine », Acta Neur Scand 2007 ; 115 :34-40).

Enfin, une dernière étude a été fournie par le laboratoire en 2016 : une méta-analyse (le résultat de plusieurs études réalisées) regroupant des études randomisées, contrôlées, en double aveugle, contre placebo ou molécules actives, utilisant le zolmitriptan dans les phases algiques de la migraine chez l’adulte. L’absence et la réduction de douleur à 2h ont été démontrées chez les patients recevant le zolmitriptan versus ceux recevant le placebo. En revanche, aucune différence d’efficacité n’a été prouvée entre le zolmitriptan et le sumatriptan. (Bird S et al. « Zolmitriptan for acute migraine attacks in adults. Cochrane Database Syst », Rev.2014.5,CD008616).

A quelle hauteur la sécurité sociale et la complémentaire remboursent le Zomig®?

Le Zomig®, ainsi que le ZomigOro® sont remboursés à hauteur de 65% par la sécurité sociale en France sur présentation d’une ordonnance valide et de la carte vitale (ou à défaut, d’une attestation de droits à la sécurité sociale).

Le reste peut être remboursé intégralement ou en partie par la complémentaire selon le contrat choisi.

Posologie : comment utiliser le Zomig ?

Posologie de Zomig

Ce médicament en comprimé pelliculé se prend par voie orale avec un verre d’eau. Le comprimé orodispersible fond rapidement dans la bouche et ne nécessite pas de prise concomitante de boisson, ce qui permet une administration précoce.

Toutefois, les effets de la molécule, selon les patients, peuvent être retardés, en raison de l’absorption plus lente de la forme orodispersible par rapport à la forme pelliculée.

Le spray nasal quant à lui s’administre dans une seule narine pour la dose entière.

Adultes:

  • Lors d’une crise de céphalée migraineuse, chez les patients adultes, la dose recommandée est 2,5mg de zolmitriptan, soit un comprimé. Dans l’heure qui suit la prise, l’effet peut déjà être observé.
  • Si la crise n’a pas été soulagée par la prise du comprimé, un deuxième comprimé ne doit pas être pris durant la même crise. En revanche, le zolmitriptan pourra être pris pour une prochaine crise.
  • Si la première dose a bien soulagé les symptômes, mais que ces derniers réapparaissent quelques heures plus tard, on considère alors que c’est une deuxième crise.  Dans ce cas-là, un deuxième comprimé peut être pris dans les 24 heures suivant la première prise. Il faudra cependant respecter un délai de 2 heures entre les deux prises.
  • Pour le Zomig®, il ne faut cependant pas prendre plus de 10mg par 24 heures.

Sujet âgé (plus de 65 ans):

  • La sécurité et l’efficacité du zolmitriptan n’ont pas été évaluées chez les sujets âgés.

Insuffisant hépatique:

  • La dose maximale par 24 heures pour les patients souffrant d’insuffisance hépatique est de 5mg. En cas d’insuffisance hépatique légère à modérée, il n’est pas nécessaire d’ajuster la posologie du Zomig®.

Insuffisant rénal:

  • Pour les patients présentant une clairance rénale supérieure à 15mL/min, il n’est pas nécessaire non plus d’adapter la posologie.

Quand le commencer ? 

L’idéal est de prendre le Zomig® dès les premiers symptômes de la céphalée migraineuse.

Selon les patients et l’historique de leurs crises, il est recommandé de prendre en première indication un AINS (Anti-inflammatoire Non Stéroïdien type ibuprofène ou aspirine) ou un paracétamol. Si deux heures plus tard la céphalée n’a pas diminué, l’administration d’un triptan est alors possible (le Zomig® par exemple).

En revanche il n’est d’aucune utilité de le prendre en prévention d’une crise. Il n’est également pas recommandé d’utiliser cette molécule lors de la phase d’aura de la migraine car elle est totalement inefficace dans cette phase.

L’effet du Zomig® sur les symptômes de la céphalée migraineuse peut s’observer dans l’heure qui suit l’administration.

Quand l’arrêter ?

Ce médicament s’administre en une seule prise unique. Il est possible de reprendre un deuxième comprimé seulement pendant une deuxième crise, s’il existe bien un délai de 2 heures avec la première prise.

Quels sont les différents dosages du Zomig® ?

Le Zomig® existe en 2,5mg pour les deux formes de comprimés et 2,5mg et 5mg pour le spray en pulvérisation nasale (existe au Canada et en Suisse).

Il est aussi commercialisé du zolmitriptan en comprimés orodispersibles en 5mg au Canada et en Suisse.

Quelle est la conduite à tenir en cas de surdosage ?

La sédation (somnolence très importante) est l’effet majoritairement observé chez les volontaires sains ayant reçu des doses orales uniques de 50mg de zolmitriptan.

La demi-vie de cette molécule est de 2,5 à 3 heures.

Un médicament est considéré comme totalement éliminé au bout de cinq fois la demi-vie.

Ici, les patients suspectés d’être en surdosage devront restés sous surveillance pendant minimum 15 heures.

Aucun antidote spécifique n’existe pour le zolmitriptan. Une surveillance intensive sera réalisée en cas d’intoxication sévère, avec une importance particulière de la surveillance et du maintien des fonctions ventilatoire et cardiovasculaire.

En revanche, l’effet d’une hémodialyse ou d’une dialyse péritonéale en cas d’intoxication par le zolmitriptan n’est pas connu.

Les précautions d’usage

L’absorption du zolmitriptan n’est pas modifiée par la prise concomitante de nourriture, il est donc possible de le prendre pendant le repas, comme en dehors.

L’administration répétée de cette molécule n’entraîne pas d’accumulation du produit sur le long terme.

L’attention et la vigilance lors de la conduite de machine ou pendant la conduite de véhicules peuvent être légèrement modifiées par la prise du Zomig®.

Les conducteurs de machine et de véhicules doivent surtout être avertis du risque de somnolence ou de vertiges dus à la migraine en elle-même, ou dus à la prise du zolmitriptan.

Il faut également prêter attention aux céphalées dues à la surconsommation d’antimigraineux.

En effet, chez certains patients, la prise répétée et régulière de ces médicaments entraînent l’effet inverse, c’est-à-dire une exacerbation des céphalées. Dans ce cas-là, un arrêt de ces traitements sera nécessaire.

Stockage et conservation

Le zolmitriptan, sous forme de comprimé pelliculé ou orodispersible, doit être conservé à une température inférieure à 30 degrés, pendant 3 ans.

Pour le spray nasal, la température maximale à ne pas dépasser est de 25 degrés.

Pour la destruction de ce médicament (pour les trois formes), il est important de le rapporter dans une pharmacie, il sera jeté au Cyclamed pour être détruit suivant les normes imposées.

Risques, dangers et effets secondaires du Zomig®

Comme tous médicaments, il y a des interactions et des contre-indications à prendre en compte.

Des effets indésirables peuvent également survenir suite à la prise de ce médicament. Tout effet indésirable doit être déclaré (par le biais du médecin ou du pharmacien par exemple) au Centre Régional de Pharmacovigilance (http://www.signalement-sante.gouv.fr/).

Les effets indésirables possibles suite à la prise de ce traitement

Les effets indésirables de ce médicament sont habituellement transitoires.

En général, ils apparaissent dès le début du traitement, mais disparaissent spontanément dès l’arrêt du traitement, ou dès que la molécule est éliminée de l’organisme.

Ces effets peuvent être triés selon leur fréquence d’apparition.

  • Fréquents :
    • Sensations anormales ou troubles des sensations, étourdissements, céphalées, hyperesthésies (exagération de l’acuité visuelle ou d’autres sens), paresthésies (troubles du sens du toucher comme des fourmillements), somnolence, sensation de chaleur
    • Palpitations
    • Douleurs abdominales, nausées, vomissements, sécheresse buccale, dysphagies (sensation de gène ou de blocage lors de la déglutition)
    • Faiblesse musculaire, myalgie
    • Asthénie, lourdeur, sensation d’oppression, douleur ou pression au niveau de la gorge, du cou, des membres ou de la poitrine
  • Peu fréquents
    • Tachycardie
    • Augmentations légères de la pression artérielle, augmentations transitoires de la pression artérielle systémique 
    • Polyurie (urines abondantes), pollakiurie (envies fréquentes d’uriner)
  • Rares
    • Réactions d’hypersensibilité, y compris urticaire, angioedème, et réactions anaphylactiques
  • Très rares
    • Infarctus du myocarde, angor, vasospasme coronarien
    • Ischémie ou infarctus intestinal ou splénique pouvant se présenter sous forme de diarrhées sanglantes ou de douleurs abdominales
    • Miction impérieuse (besoin urgent de vider sa vessie, pouvant s’accompagner d’incontinence urinaire)

Les contre-indications

Pour le zolmitriptan, certains cas sont des contre-indications absolues.

  • Hypersensibilité à l’un des excipients détaillés dans la rubrique Composition du médicament
  • Hypertension modérée ou sévère et hypertension légère non contrôlée
  • Les agonistes sérotoninergiques 5-HT1 comme le zolmitriptan ont déjà été associés à des vasospasmes coronariens, par conséquent les patients atteints de cardiopathies ischémiques ont été exclus des essais cliniques. Ce médicament est donc contre-indiqué par précaution en cas d’antécédents d’infarctus du myocarde ou de toute pathologie cardiaque ischémique. Les antécédents de vasospasme coronarien (Angor de Prinzmetal) ou encore de pathologie artérielle périphérique ou symptôme de pathologie cardiaque ischémique constituent également une contre-indication.
  • Antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’accident ischémique transitoire (AIT)
  • Syndrome de Wolff Parkinson White ou troubles du rythme liés à une voie de conduction accessoire connus.
  • Une clairance à la créatinine inférieure à 15mL/min observée chez le patient.
  • Association à l’ergotamine ou aux dérivés de l’ergotamine (y compris le méthysergide), au sumatriptan, au naratriptan,  et autres agonistes aux récepteurs 5-HT1B /1D, aux inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) non sélectifs (iproniazide), sélectifs A et sélectifs B (sélégiline), au linézolide.
  • Les comprimés orodispersibles sont composés notamment d’aspartame, il est donc contre-indiqué d’en prendre en cas de phénylcétonurie.
  • Les comprimés pelliculés de Zomig®, quand à eux, contiennent du lactose. Ils sont donc contre-indiqués en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.

Grossesse

Aucun effet tératogène n’a été mis en évidence par les études chez l’animal.

D’après ces résultats, aucun effet malformatif n’est attendu chez les humains. Les données sont même nombreuses et rassurantes sur l’utilisation du zolmitriptan au cours de la grossesse, quelque soit le trimestre, d’après le CRAT (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes) : https://lecrat.fr/articleSearchSaisie.php?recherche=zomig 

Lors d’une découverte d’une grossesse après la prise de zolmitriptan, il faut se rassurer vis-à-vis du risque malformatif.

De plus, les crises de migraine ont tendance à diminuer pendant la grossesse.

Il est préférable d’utiliser le sumatriptan au cours de la grossesse, mais en cas d’inefficacité de ce dernier, le zolmitriptan est utilisable à n’importe quel trimestre.

Allaitement

Il n’y a pas de données concernant l’utilisation du Zomig® durant l’allaitement.

Toutefois, dans le cas d’une crise de céphalée migraineuse, il est recommandé de prendre le sumatriptan ou l’élétriptan, compatibles avec l’allaitement, plutôt que le zolmitriptan.

Si ces deux options ne conviennent pas, l’utilisation du zolmitriptan se fera avec une suspension de l’allaitement de 6 heures (soit deux demi-vies).

Interactions médicamenteuses

  • Contre-indications :
    • IMAO (Inhibiteurs de la MonoAmine Oxydase) non sélectif (iproniazide), sélectif A (moclobémide) et IMAO sélectifs B (sélégiline) : risque d’hypertension artérielle, de vasoconstriction artérielle coronaire
    • Linézolide (antibactérien) : risque d’hypertension artérielle, de vasoconstriction artérielle coronaire
    • Vasoconstricteurs alcaloïdes de l’ergot de seigle (ergotamine, dihydroergotamine, méthysergide) et autres agonistes des récepteurs 5-HT1D : les données issues de sujets sains suggèrent une absence d’interaction pharmacocinétique ou d’interaction cliniquement significative entre le zolmitriptan et l’ergotamine. Toutefois, l’administration concomitante de ces médicaments est contre-indiquée, compte tenu du risque d’hypertension artérielle, de vasoconstriction artérielle coronaire. Il est nécessaire d’appliquer un délai de 24 heures entre l’arrêt de l’alcaloïde et la prise du triptan. A l’inverse, il est conseillé d’attendre 6 heures après la prise de zolmitriptan pour prendre un médicament contenant de l’ergotamine.
  • A prendre en compte :
    • Antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine : risque potentiel d’hypertension artérielle, de vasoconstriction artérielle coronaire ou de syndrome sérotoninergique.
    • Vasoconstricteurs alcaloïdes dérivés de l’ergot de seigle (métylergométrine) : risque d’hypertension artérielle, de vasoconstriction artérielle coronaire.

Avis & témoignages sur le Zomig®

Ce médicament a reçu son AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) en 1997 pour les comprimés pelliculés et en 2000 pour la forme orodispersible.

Il y a donc assez de recul pour que les professionnels de santé et les patients utilisateurs puissent donner un avis précis sur son efficacité, sur sa tolérance etc.

Avis des professionnels de la santé sur le médicament

La commission de la transparence de l’HAS (Haute Autorité de Santé) s’est réunie pour le Zomig® le 20 juillet 2016.

D’après les dernières études envoyées par le laboratoire, l’efficacité de ce médicament est bien démontrée.

Il n’y a pas non plus d’évolution dans la tolérance du zolmitriptan chez les patients.

En 2015, 80% des prescriptions concernaient la forme orodispersible et 20% la forme pelliculée.

Pour la HAS, la place de Zomig® dans la stratégie thérapeutique de la phase algique de la crise migraineuse n’a pas changé depuis la dernière évaluation en 2011.

Avis et témoignages des utilisateurs 

D’après le site meamedica.fr, qui recense les avis des utilisateurs de médicaments, aussi bien sur l’efficacité que sur les effets indésirables, le Zomig® atteint les 81% de satisfaction générale pour 78 avis.

Les patients ayant répondu à l’enquête le trouvent majoritairement très efficace. Par rapport aux effets indésirables, la jauge se trouve au milieu entre « pas d’effet » et « énormément d’effets ». Les effets indésirables les plus fréquents sont bien ceux décrits à la rubrique « Les effets indésirables ».

Guide d’achat 

Acheter Zomig en ligne

Il est possible d’acheter des médicaments dans les officines physiques en France. Certaines pharmacies ont maintenant des sites internet.

Il existe également des sites spécialisés pouvant vendre des médicaments, seulement s’ils ont reçu un agrément. Il faut donc se méfier lors d’un achat de médicament, que le site soit bien habilité à en vendre.

Où acheter Zomig?

Deux choix s’offrent à vous :

En pharmacie physique

Le Zomig® en comprimés pelliculés et orodispersibles en 2,5mg se trouve dans toutes les officines de France (en stock ou sur commande). Pour pouvoir s’en procurer, il faudra se munir de la prescription médicale, ainsi que de la carte vitale et de la carte mutuelle (seulement pour le remboursement).

Les comprimés en 5mg et les sprays nasaux ne sont pas commercialisés en France, ils ne se trouvent pas dans les officines françaises.

En pharmacie en ligne

Comme indiqué précédemment, il est très important de n’acheter des médicaments que sur un site fiable, comme notre partenaire treated.com, par exemple. Sur le site sont disponibles les comprimés orodispersibles de Zomig® en 5mg et le spray nasal (boîte de 6) en 5mg également.

Pour pouvoir acheter Zomig en ligne sur ordonnance, il faut compléter un questionnaire. Ce dernier sera ensuite examiné par un médecin qui rédigera l’ordonnance en fonction des antécédents du patient, des éventuelles contre-indications etc.

Pour une future commande, le dossier du patient est ensuite conservé de façon sécurisée.

A quel prix? 

La boîte de 6 comprimés pelliculés de zolmitriptan à 2,5mg est au prix de 8,01€, celle de 12 comprimés pelliculés à 16,07€

La boîte de 6 comprimés orodispersibles de Zomig® est à 8,01€ et celle de 12 comprimés à 16,07€.

La boîte de 6 sprays nasaux de Zomig® de 5mg est à 117,79€  (non commercialisée en France).

La boîte de Zomig® orodispersible 5mg par 6 comprimés (non commercialisée en France) est à 69,30€.

FAQ 

Pour finir ce dossier, voici quelques unes des questions les plus fréquentes sur ce médicament:

Comment peut-on éviter au maximum la crise migraineuse?

Certains aliments seraient responsables du déclenchement de la crise de migraine, tels que le vin rouge, le chocolat, le café ou encore le fromage. Si un facteur est connu pour déclencher une crise, il faut l’éviter au maximum.

Chez certaines personnes, le fait de sauter un repas peut également favoriser l’apparition de la crise de migraine.

L’activité physique est importante également dans la prévention des crises.

Puis-je consommer de l’alcool si j’ai pris un Zomig®?

Oui, la prise d’alcool est possible avec ce médicament. Cependant, l’alcool peut aggraver la crise de migraine, provoquant l’effet inverse voulu par le zolmitriptan. De plus, la somnolence peut être augmentée avec la prise concomitante de l’alcool et du Zomig®.

Quelles huiles essentielles puis-je utiliser en plus de la prise de ce médicament?

L’huile essentielle de menthe poivrée, ainsi que les huiles essentielles de basilic tropical, l’Ylang-Ylang ou la Camomille romaine sont très efficaces dans les céphalées de manière générale, et surtout dans les céphalées de la crise migraineuse.

Elles peuvent être utilisées soit en mélange, soit individuellement. 1 ou 2 gouttes suffisent, en massage sur les tempes.