trisequens

Trisequens: posologie, effets secondaires, avis, ordonnance, prix et guide d’achat

Le Trisequens® est un Traitement Hormonal Substitutif (THS) utilisé pour traiter les symptômes de déficit en estrogènes chez les femmes ménopausées, ainsi que dans la prévention de l’ostéoporose post-ménopausique chez certaines femmes.

Comme tout médicament, il peut survenir des effets indésirables suite à sa prise, il existe des contre-indications ou encore des interactions médicamenteuses, qui seront détaillées ici.

Trisequens: présentation du médicament

Ce médicament contient trois sortes de comprimés différents, comportant deux principes actifs en différents dosages selon le comprimé : le 17-β-estradiol, sous forme d’estradiol hémihydraté, et de la noréthistérone acétate. Il est commercialisé par le laboratoire NovoNordisk.

Le Trisequens® est un médicament sur Liste 1, il nécessite donc une ordonnance, pouvant être rédigée par n’importe quel médecin (un médecin généraliste peut donc le prescrire). L’Autorisation de Mise sur le Marché a été délivrée en 1982 pour le Trisequens®.

Quelle pathologie permet t’il de traiter ?

Le Trisequens® est un Traitement Hormonal Substitutif (THS). Pour respecter l’indication, ce traitement ne doit être prescrit que chez les femmes ménopausées dont les dernières règles remontent à plus de 6 mois. Il permet de traiter et de soulager les symptômes apparaissant à la suite d’un déficit en hormones appelées « estrogènes ». 

La prévention de l’ostéoporose post-ménopausique est une deuxième indication de Trisequens®. Ce médicament sera prescrit chez des femmes présentant un risque important de fractures ostéoporotiques. Il peut également être prescrit pour des femmes ayant une intolérance ou encore une contre-indication aux autres traitements pour la même indication dans la prévention de l’ostéoporose.

Chez les femmes âgées de plus de 65 ans, l’expérience de ce traitement est limitée.

L’ostéoporose est une maladie de l’os. Elle est caractérisée par une diminution de la densité osseuse, mais également par des micro-modifications de l’architecture elle-même de l’os. Cette maladie rend l’os plus fragile, moins résistant, ce qui augmente donc le risque de fracture. Les os les plus fréquemment touchés sont le col du fémur, le poignet ou encore les vertèbres. 

La cause la plus fréquente de fracture est la suite d’une chute, particulièrement chez les personnes âgées. A cause de la fragilité osseuse, même une chute légère peut entraîner la fracture de l’os.

L’ostéoporose survient surtout après 50 ans. Elle se définit comme une maladie diffuse du squelette. 

Le remodelage osseux est un mécanisme physiologique se produisant dans les conditions normales, c’est-à-dire sans l’ostéoporose. L’os est en constant renouvellement pour conserver sa solidité. Ce remodelage s’effectue grâce à deux types de cellules : 

  • Les ostéoclastes qui détruisent l’ancien os : ce mécanisme s’appelle la résorption osseuse
  • Les ostéoblastes qui fabriquent à nouveau l’os : ce mécanisme s’appelle la formation osseuse

Ces deux mécanismes s’équilibrent jusqu’à 45 ans environ pour assurer le remodelage osseux. Le vieillissement entraîne un déséquilibre entre la résorption et la fabrication osseuse, et donc par conséquent une diminution de la masse osseuse.

De nombreux facteurs interviennent dans cette régulation :

  • Les hormones sexuelles (notamment oestrogènes et androgènes) : elles contrôlent le remodelage osseux et augmentent la fabrication d’os jeune.
  • La vitamine D

L’ostéoporose touche 2 à 3 fois plus de femmes que d’hommes, en particulier à cause de la ménopause. En France, dans une tranche d’âge autour de 65 ans, l’estimation de femmes touchées est de 39%. Dans une tranche d’âge de plus de 80 ans, l’estimation passe alors à 70%.

Le risque de développer une ostéoporose augmente également en présence de plusieurs facteurs tels que :

  • L’âge : le vieillissement est la cause principale d’ostéoporose
  • Le sexe féminin
  • La ménopause (surtout si elle se développe avant 40 ans)
  • Une prédisposition génétique, par exemple avec un ou des cas d’ostéoporose dans la famille
  • Un traitement par corticoïdes à haute dose d’une durée minimum de trois mois consécutifs (soit en cours, soit dans le passé), ou un traitement inducteur d’ostéoporose, comme par exemple une hormonothérapie du cancer de la prostate
  • Certaines affections endocriniennes
    • Augmentation de sécrétion des glandes parathyroïdiennes (elles sont situées au niveau du cou et interviennent dans la régulation du métabolisme du calcium et du phosphore)
    • Hyperthyroïdie
    • Affections responsables d’une baisse ou d’un arrêt de la sécrétion des hormones sexuelles (par exemple endométriose traitée par antigonadotropes)
  • Une minceur excessive (Indice de Masse Corporelle (IMC) inférieur à 19)
  • L’absence d’activité physique ou une immobilisation prolongée
  • Une carence en vitamine D (par exemple un manque de soleil en hiver, ou encore chez les personnes âgées à mobilité réduite)
  • Une carence en calcium due à un apport insuffisant ou à un régime inapproprié (riche en sel, en protéines et/ou en café), qui favorise la fuite de calcium dans les urines
  • La consommation excessive de tabac et d’alcool

Le risque de chute chez des personnes atteintes d’ostéoporose est, lui, aggravé par certains facteurs également :

  • L’alcoolisme
  • L’âge (plus de 80 ans)
  • La sédentarité
  • Un habitat mal adapté aux personnes âgées
  • Une baisse de l’acuité visuelle (par exemple : DMLA, ou encore glaucome)
  • Les maladies neuromusculaires (par exemple : maladie de Parkinson ou encore des séquelles de suite d’Accident Vasculaire Cérébral)
  • Les troubles orthopédiques (arthrose de hanche, arthrose du genou)
  • Les maladies neuropsychiques (dépression ou Alzheimer)
  • La prise de certains médicaments souvent en grand nombre (lorsque l’ordonnance dépasse 4 médicaments de ces catégories en traitement chronique par exemple) altérant la vigilance (somnifères, anxiolytiques)

Comment marche ce médicament ?

Trisequens

Le Trisequens® est un Traitement Hormonal Substitutif. Ce traitement a pour but d’éviter les effets secondaires dus à la carence hormonale. 

A qui s’adresse t’il ?

Le Trisequens® s’adresse à des femmes ménopausées dont les dernières règles remontent à plus de 6 mois et qui présentent des symptômes dus à un déficit en estrogènes en tant que Traitement Hormonal Substitutif.

Il est également indiqué chez les femmes à risque d’ostéoporose et présentant une contre-indication ou une intolérance à d’autres traitements contre l’ostéoporose.

Quels sont ses avantages et ses inconvénients?

Bien entendu, tous les médicaments nécessitant une ordonnance possèdent des avantages & des inconvénients.

Avantages

L’avantage principal de ce médicament est l’efficacité. Il permet de prendre en charge correctement et de soulager les symptômes de la ménopause chez les femmes dont la qualité de vie est réellement altérée par ces derniers.

Il permet également une vraie prévention de l’ostéoporose post-ménopausique.

Inconvénients

Un des inconvénients est le risque d’effets indésirables « graves ». En effet, la survenue de différents cancers est vraiment à prendre en compte et à surveiller, tout au long du Traitement Hormonal Substitutif.

La surveillance étroite des patientes et les différents examens à réaliser tout au long de la prise sont donc primordiaux, et l’arrêt du traitement doit être impérativement envisagé au moindre doute.

Sous quelle forme se présente le Trisequens®?

Ce médicament se présente sous la forme d’un distributeur de 28 comprimés pelliculés : 12 bleus (biconvexes, gravés « NOVO 280 » d’un diamètre de 6mm), 10 blancs (biconvexes, gravés « NOVO 281 », d’un diamètre de 6mm), et 6 rouges (biconvexes, gravés « NOVO 282 », d’un diamètre de 6mm).

Composition du médicament

Les trois sortes de comprimés ont une composition différente, au niveau du principe actif, comme des excipients.

Trisequens: comprimé bleu

  • Principe actif : 2mg de 17-β-estradiol (sous forme d’estradiol hémihydraté)
  • Amidon de maïs, magnésium stéarate, hyprolose, talc
  • Colorant du pelliculage : colorant bleu, indigotine laque aluminique (E132), hypromellose, dioxyde de titane (E171)
  • Pelliculage : macrogol 400

Trisequens: comprimé blanc

  • Principe actif :
    • 2mg de 17-β-estradiol (sous forme d’estradiol hémihydraté)
    • 1mg de Noréthistérone acétate
  • Amidon de maïs, magnésium stéarate, hyprolose, talc
  • Colorant du pelliculage : hypromellose
  • Pelliculage : triacétine

Trisequens: comprimé rouge

  • Principe actif :
    • 1mg de 17-β-estradiol (sous forme d’estradiol hémihydraté)
    • Amidon de maïs, magnésium stéarate, hyprolose, talc
  • Colorant du pelliculage : colorant rouge, propylèneglycol, fer rouge oxyde (E172), hypromellose, dioxyde de titane (E171)

Pour les trois comprimés, l’excipient à effet notoire est le même : le lactose monohydraté.

Focus sur les principes actifs: le 17-β-estradiol et l’acétate de noréthistérone

Focus sur les 2 principes actifs de ce traitement pour contrer les effets de la ménopause

Estradiol

Le principe actif, 17-β-estradiol de synthèse, est identique à l’estradiol endogène humain, sur un plan chimique et sur un plan biologique. Lors de la ménopause, la production d’estrogènes est stoppée, entraînant alors des symptômes. La prise de cet estradiol de synthèse permet de compenser l’arrêt de la production, et donc soulage les symptômes climatériques chez les femmes ménopausées.

La perte osseuse liée à la ménopause, ou encore à une ovariectomie est prévenue par les estrogènes.

Acétate de noréthistérone

C’est un progestatif de synthèse. Il agit de façon identique à la progestérone endogène, cette dernière étant une hormone sexuelle féminine naturelle.

Les estrogènes stimulent la croissance de l’endomètre et majorent le risque d’hyperplasie (volume anormalement important d’un tissu ou d’un organe, dû à l’augmentation du nombre de ses cellules) et de cancer de l’endomètre.

L’association d’un progestatif à la prise d’estrogènes chez les femmes non hystérectomisées (l’hystérectomie est le retrait de l’utérus) entraîne une réduction du risque d’hyperplasie de l’endomètre, induit par les estrogènes. 

Les études scientifiques au sujet de ce médicament qui prouvent son efficacité

Le soulagement des symptômes dus à la ménopause survient quelques semaines après l’instauration du traitement par Trisequens®. Chez 93% des femmes, des saignement de privation réguliers d’une durée moyenne de 3-4 jours sont apparus.

Trisequens

Les résultats de l’essai WHI et d’une méta-analyse de plusieurs essais montrent que l’utilisation d’un traitement estrogénique substitutif, seul ou en association avec de la progestérone diminue le risque de fractures de la hanche, des vertèbres et d’autres fractures ostéoporotiques. Certains résultats de l’étude WHI (Women’s Health Initiative) et l’étude MWS (Million Women Study) seront détaillées par la suite.

Des études basées sur la mesure de la densité minérale osseuse ont été réalisées et ont prouvé que le Trisequens® est efficace dans la prévention de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées. L’augmentation de la densité minérale osseuse est respectivement de 5,14% dans la colonne vertébrale et de 3,21% dans la hanche, après 2 ans de traitement.

A quelle hauteur la sécurité sociale et la complémentaire remboursent le Trisequens®?

Le Trisequens® est remboursé à hauteur de 65% par la sécurité sociale en France, sur présentation d’une prescription médicale et de la carte vitale.

La mutuelle peut compléter jusqu’à 100% de remboursement selon le contrat choisi.

Posologie : comment utiliser Trisequens?

Le Trisequens® est ce qu’on appelle un traitement séquentiel continu. L’estrogène est administré en continu.

Le progestatif, quant à lui, est ajouté 10 jours par cycle de 28 jours, de manière séquentielle.

Le comprimé doit être administré tous les jours, sans interruption, par voie orale. Il est préférable de le prendre au même moment de la journée.

Les comprimés d’estrogènes (les comprimés pelliculés bleus) sont les premiers, il y en a douze. Ensuite, ce sont dix jours de comprimés pelliculés blancs : l’association estroprogestative, puis les comprimés pelliculés rouges pendant six jours (uniquement des estrogènes à nouveau).

Le lendemain de la prise du dernier comprimé pelliculé rouge, un nouveau distributeur est entamé le lendemain par un comprimé pelliculé bleu pour le même cycle de 28 jours. Il n’y a pas d’interruption dans le traitement. Pendant la prise des comprimés pelliculés rouges, des hémorragies de privation peuvent survenir.

Une hémorragie de privation se définit par un saignement utérin provoqué par une destruction de l’endomètre, due à une baisse de la concentration sanguine en œstrogènes ou d’un progestatif d’origine médicamenteuse.

Quand le commencer ? 

Si aucun traitement hormonal substitutif n’était pris auparavant, ou si c’est un relais avec un traitement combiné continu, la prise de Trisequens® peut commencer n’importe quel jour.

En revanche, s’il s’agit d’un relai avec un traitement hormonal substitutif séquentiel, la prise de Trisequens® commencera le lendemain de la dernière prise du traitement précédent.

Quand l’arrêter ?

L’arrêt immédiat du traitement est obligatoire en cas d’apparition d’une contre-indication ou dans les cas suivants :

  • Ictère ou altération de la fonction hépatique
  • Augmentation significative de la pression artérielle
  • Céphalée inhabituelle de type migraine
  • Grossesse

Quels sont les différents dosages du Trisequens® ?

Il n’existe qu’un seul assemblage de dosage du Trisequens® : 2mg de 17-β-estradiol pour les comprimés bleus, 2mg de 17-β-estradiol et 1mg de noréthistérone acétate pour les comprimés blancs, et 1mg de 17-β-estradiol pour les comprimés rouges.

Quelle est la conduite à tenir en cas de surdosage ?

La conduite à tenir en cas de surdosage est un traitement des symptômes. Des nausées et des vomissement peuvent caractériser un surdosage en Trisequens®.

Que faire en cas d’oubli ?

Si la patiente oublie de prendre un comprimé, ce dernier doit être pris dès que possible dans les douze heures suivant l’heure habituelle de la prise. Si ce délai de douze heures est dépassé, le comprimé oublié doit être jeté.

Suite à cet oubli, il sera possible d’observer des métrorragies (hémorragies anormales d’origine utérine) ou encore des spottings (saignements vaginaux survenant en dehors des règles).

Les précautions d’usage

Aucun effet négatif n’a été relevé après la prise du Trisequens® sur l’aptitude à la conduite de véhicules ou à l’utilisation de machines.

Stockage et conservation

Ce médicament est à conserver à température ambiante, ne dépassant pas 25°C, sur une durée de 4 ans avant ouverture.

Il nécessite une conservation à l’abri de la lumière, et de l’humidité. La conservation au réfrigérateur est fortement déconseillée.

Risques, dangers & effets secondaires de Trisequens

Comme avec tout médicament, il existe des précautions d’emploi à mettre en place et des effets indésirables sont possibles suite à la prise de celui-ci.

C’est la dose minimale efficace qui doit être utilisée pendant la durée la plus courte possible, que cela soit pour débuter ou pour poursuivre un traitement dans l’indication des symptômes post-ménopausiques.

Un Traitement Hormonal Substitutif ne doit être instauré que si les symptômes altèrent la qualité de vie de la patiente, dans l’indication des traitements des symptômes de la ménopause.

De toute façon, la balance bénéfice/risque du Traitement Hormonal Substitutif doit être réévalué tous les ans. Evidemment, le traitement ne doit être poursuivi que si le bénéfice est supérieur au risque encouru.

Les preuves par rapport aux risques associés à l’utilisation d’un Traitement Hormonal Substitutif chez la femme en ménopause précoce sont limitées. Cependant, chez les femmes plus jeunes, le risque absolu est plus faible de façon générale, le rapport bénéfice/risque est donc à priori plus favorable chez les femmes en ménopause précoce.

Examen clinique et surveillance

Avant de débuter ou alors de recommencer un Traitement Hormonal Substitutif, il est impératif de réaliser un examen clinique, mais également un examen gynécologique complet : cela comporte notamment l’analyse des antécédents familiaux et personnels, en tenant compte des éventuelles contre-indications et précautions d’emploi.

Puis, des examens réguliers seront prescrits durant toute la période du traitement. La nature et la fréquence de ces examens sont adaptées au profil de la patiente.

Les femmes doivent être informées du type d’anomalies mammaires pouvant survenir sous traitement : ces anomalies doivent être rapidement signalées au médecin traitant et/ou à l’infirmière.

Certains examens, notamment ceux incluant des outils d’imagerie appropriés (par exemple : une mammographie), devront être pratiqués selon les recommandations en vigueur. Ces derniers seront adaptés au profil de chaque femme traitée.

Conditions nécessitant une surveillance

Si l’une des conditions suivantes survient, est survenue ou encore s’est aggravée au cours d’une grossesse ou d’un précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée.

Les conditions suivantes peuvent réapparaître ou s’aggraver au cours du traitement par Trisequens®, en particulier :

  • Léiomyome (fibrome utérin) ou endométriose
  • Facteurs de risque de tumeurs estrogénodépendantes, par exemple : 1er degré d’hérédité pour le cancer du sein
  • Facteurs de risque thromboembolique
  • Hypertension artérielle
  • Troubles hépatiques (par exemple : adénome hépatique)
  • Diabète, avec ou sans atteinte vasculaire
  • Lithiase biliaire
  • Migraine ou céphalée (sévère)
  • Lupus érythémateux disséminé 
  • Antécédent d’hyperplasie endométriale 
  • Epilepsie
  • Asthme
  • Ostospongiose 

Hyperplasie endométriale et carcinome

Chez les femmes ayant un utérus intact, le risque d’hyperplasie et de carcinome endométriaux est augmenté en cas d’administration prolongée d’estrogènes seuls.

Par rapport aux non-utilisatrices, chez les femmes utilisant un traitement à base d’estrogènes seuls, des données ont rapporté une augmentation du risque de cancer de l’endomètre de 2 à 12 fois. Cette augmentation varie en fonction de la durée du traitement et de la dose d’estrogènes. Même après l’arrêt du traitement, il est important de noter que le risque peut rester élevé pendant au moins 10 ans.

Chez les femmes non hystérectomisées, l’ajout d’un progestatif pendant au moins 10 jours par mois sur un cycle de 28 jours ou l’instauration d’une association estroprogestative continue prévient l’augmentation du risque associée à un traitement à base d’estrogènes seuls.

Au cours des premiers mois de traitement, des métrorragies et des spottings peuvent survenir. En revanche, si ces évènements persistent après les premiers mois de traitement, s’ils débutent un certain temps après l’instauration du traitement ou encore s’ils persistent malgré l’arrêt du traitement, leur cause doit être recherchée. Une biopsie endométriale peut être nécessaire pour exclure une pathologie maligne. 

Cancer du sein

Chez les femmes prenant un traitement estroprogestatif, ainsi que probablement chez celles ne prenant qu’un traitement hormonal substitutif à base d’estrogènes seuls, les données disponibles aujourd’hui montrent une augmentation du risque de cancer du sein. La durée du traitement est directement corrélée au risque. 

Certaines études épidémiologiques, ainsi que l’essai randomisé contrôlé versus placebo Women’s Health Initiative Study (WHI), confirment une augmentation du risque de survenue de cancer du sein chez les femmes traitées par un Traitement Hormonal Substitutif estroprogestatif combiné. Après environ 3 ans d’utilisation de ce traitement hormonal substitutif estroprogestatif combiné, cette augmentation du risque deviendrait significative.

Cette augmentation significative retourne à la normale dans les années suivant l’arrêt du traitement (au plus 5 ans).

Ces Traitements Hormonaux Substitutifs (surtout les traitements estroprogestatifs combinés), augmentent la densité mammaire à la mammographie. Cette augmentation pourrait gêner un potentiel diagnostic de cancer du sein.

Cancer de l’ovaire

De façon générale, le cancer du sein est beaucoup plus fréquent que le cancer ovarien. Les données épidémiologiques provenant d’une importante méta-analyse suggèrent une légère augmentation du risque chez les femmes prenant un Traitement Hormonal Substitutif par estrogènes seuls ou par une combinaison d’estrogènes et de progestatifs, qui apparaît dans les cinq ans suivant le début de l’utilisation du médicament et diminue progressivement après l’arrêt du traitement.

Le risque serait similaire ou légèrement inférieur avec l’utilisation de Traitements Hormonaux Substitutifs combinés, d’après d’autres études, notamment l’essai WHI (Women’s Health Study)

Thromboembolie veineuse :

Le Traitement Hormonal Substitutif est associé à un risque de 1,3 à 3 fois plus élevé de survenue d’une thromboembolie veineuse (TEV), par exemple une thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire. La probabilité de survenue d’un tel événement est plus élevée au cours de la première année d’utilisation du Traitement Hormonal Substitutif.

Un état thrombophilique connu chez certaines patientes entraîne un risque augmenté de Thromboembolie Veineuse (TEV). Si ces patientes prennent en plus un Traitement Hormonal Substitutif, le risque est encore augmenté. Ces traitements hormonaux substitutifs sont donc contre-indiqués chez ces patientes.

Plusieurs facteurs de risque de thromboembolie veineuse sont reconnus, de façon général : la prise d’estrogènes de façon régulière, un âge élevé, une intervention chirurgicale majeure, une immobilisation prolongée, l’obésité (IMC > 30kg/m2), une grossesse/post-partum, un lupus érythémateux disséminé (LED) ou encore un cancer. En revanche, sur le rôle potentiel des varices sur le risque de thromboembolie veineuse, il n’existe aucun consensus.

En prévention d’une thromboembolie veineuse après une intervention chirurgicale, certaines mesures prophylactiques doivent être mises en place, comme chez tous les patients en période postopératoire. En prévision d’une immobilisation prolongée suite à une intervention chirurgicale programmée, il est fortement recommandé d’arrêter le Traitement Hormonal Substitutif. Cet arrêt devra être mis en place 4 à 6 semaines avant l’intervention. C’est seulement une fois que la patiente a retrouvé sa mobilité, que le traitement pourra être réintroduit.

Un dépistage peut éventuellement être proposé, par exemple pour les femmes ne présentant pas d’antécédent personnel de thromboembolie veineuse mais dont un parent du premier degré, ayant, lui, un antécédent de thromboembolie veineuse à un âge jeune. Ce dépistage a cependant des limites qu’il faudra attentivement exposer aux patientes souhaitant le réaliser : seules certaines anomalies thrombophiliques sont identifiées par dépistage, ce dernier n’est donc pas exhaustif.

S’il existe un déficit « sévère » (par exemple : déficit en protéine S, en protéine C, un déficit en antithrombine ou encore une association de déficits), ou si une anomalie thrombophilique est détectée, associée à une thromboembolie veineuse chez des membres de la famille, le Traitement Hormonal Substitutif n’est pas recommandé.

Le rapport bénéfice/risque de l’utilisation d’un Traitement Hormonal Substitutif devra être soigneusement évalué chez les femmes sous anticoagulant de façon chronique.

Le traitement devra être arrêté si une thromboembolie veineuse se développe après son initiation. Les patientes doivent être informées de l’importance de contacter immédiatement leur médecin en cas de symptômes pouvant évoquer un événement thromboembolique. Un gonflement douloureux d’une jambe, une douleur soudaine dans la poitrine ou encore une dyspnée (difficulté de la respiration) sont des symptômes évocateurs.

Maladie coronarienne

Chez les femmes prenant une association estroprogestative ou un Traitement Hormonal Substitutif à base d’estrogènes seuls, et ayant ou non une maladie coronarienne, les essais contrôlés randomisés n’ont pas mis en évidence de protection contre les infarctus du myocarde.

Le risque relatif de maladie coronarienne lors de l’utilisation d’une association estroprogestative est légèrement augmenté. Comme le risque absolu de base d’une maladie coronarienne est fortement dépendant de l’âge, le nombre de cas supplémentaires de maladie coronarienne liés à l’utilisation d’une association estroprogestative est très bas chez les femmes en bonne santé proches de la ménopause, mais augmente avec l’âge.

Accident vasculaire cérébral ischémique

Une augmentation jusqu’à 1,5 fois du risque d’accident vasculaire cérébral ischémique est associée à l’utilisation d’une association estroprogestative ou d’un traitement à base d’estrogènes seul.

La durée de la ménopause et l’âge ne modifient pas le risque relatif. Cependant, comme le risque de base d’accident vasculaire cérébral est fortement dépendant de l’âge, le risque global d’accident vasculaire cérébral chez les femmes prenant un Traitement Hormonal Substitutif augmente avec l’âge.

Autres pathologies :

Les patientes présentant une anomalie rénale, ou encore une anomalie cardiaque devront être étroitement surveillées, car les estrogènes peuvent provoquer une rétention hydrique.

Sous estrogénothérapie de rares cas d’augmentation importante du taux plasmatique des triglycérides ont été observés. La conséquence des ces derniers a été une pancréatite.

Une surveillance (notamment par analyse sanguine) devra être instaurée pendant toute la durée du traitement estrogénique substitutif chez les femmes présentant une hypertriglycéridémie déjà existante auparavant.

Pendant le traitement par les estrogènes, il a été observé une augmentation des taux plasmatiques des hormones thyroïdiennes totales, de la T4 totale et de la T3 totale.

Une augmentation des taux circulants de corticostéroïdes et des stéroïdes sexuels a également été rapportée. En revanche, les concentrations des fractions libres ou biologiquement actives des hormones restent inchangées.

L’utilisation d’un Traitement Hormonal Substitutif n’améliore pas les fonctions cognitives. Le risque de probable démence est augmenté, d’après certaines données, chez les femmes de plus de 65 ans débutant une association estroprogestative continue ou un Traitement Hormonal Substitutif à base d’estrogène seuls.

Les comprimés de Trisequens® sont composés de lactose, un excipient à effet notoire. Pour toutes les personnes présentant une intolérance au galactose, mais également pour les personnes ayant un déficit en lactase de Lapp, ou encore un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares), la prise de Trisequens® est déconseillée.

Les effets secondaires possibles suite à la prise du Trisequens®

Pour rappel, tout effet indésirable suspecté suite à la prise d’un médicament doit être déclaré. C’est ce qui permet de les référencer, et selon la gravité et la fréquence de certains médicaments, de les retirer du marché. Cette déclaration se fait auprès d’un professionnel de santé, ou bien directement dans un Centre Régional de PharmacoVigilance (CRPV) (www.signalement-sante.gouv.fr).

Les effets indésirables étudiés suite à la prise de Trisequens® peuvent être séparés en deux groupes : les effets indésirables observés d’après l’expérience clinique, et les effets indésirables décrits après la commercialisation.

Des saignements vaginaux et des douleurs ou des tensions mammaires ont été observés par l’expérience clinique notamment, chez environ 10 à 20% des patientes.

Les saignements vaginaux survenaient dans la majorité des cas, en général dans les premiers mois suivant l’initiation du traitement. Après quelques mois de traitement, les douleurs mammaires disparaissaient généralement chez ces patientes.

Tous les effets indésirables observés ont été classés selon leur fréquence d’apparition.

  • Très fréquents (≥1/10) :
    • Douleur ou tension mammaire, règles irrégulières ou ménorragies (règles abondantes et/ou de longue durée)
  • Fréquents (≥1/100 ; <1 /10) :
    • Candidose génitale ou vaginite
    • Rétention hydrique
    • Céphalées, migraine ou aggravation d’une migraine
    • Nausées, douleurs abdominales, gonflement ou gène abdominale
    • Douleur dorsale, crampes aux membres inférieurs
    • Œdème mammaire ou hypertrophie mammaire ; apparition, réapparition ou aggravation de fibromes utérins
    • Œdème périphérique
    • Prise de poids
  • Peu fréquents (≥1/1000, <1/100) :
    • Hypersensibilité
    • Nervosité
    • Thrombophlébite superficielle
    • Flatulence ou ballonnement
    • Alopécie, hirsutisme ou acné, prurit ou urticaire
    • Hyperplasie endométriale, dysménorrhées (douleurs qui précédent, accompagnent ou suivent les menstruations)
    • Inefficacité du médicament
  •  Rare (≥1/10 000 ; <1/1000) :
    • Embolie pulmonaire, thrombophlébite profonde

Certains effets indésirables ont également été rapportés spontanément après commercialisation par des patientes.

Cela concernerait moins d’un cas sur 10 000, ce qui caractérise la fréquence de ces effets indésirables comme rare. Il est possible que le recueil des effets indésirables soit sous évalué (par manque de données).

  • Tumeurs bénignes et malignes (dont kystes et polypes) : cancer de l’endomètre
  • Affections du système immunitaire : réactions d’hypersensibilité généralisée (par exemple : réaction/choc anaphylactique)
  • Affections psychiatriques : insomnie, anxiété, augmentation ou diminution de la libido
  • Affections du système nerveux : vertiges, accident vasculaire cérébral
  • Affections oculaires : troubles visuels
  • Affections cardiaques : infarctus du myocarde
  • Affections vasculaires : aggravation de l’hypertension artérielle
  • Affections gastro-intestinales : dyspepsie, vomissement,
  • Affections hépatobiliaires : maladie de la vésicule biliaire, lithiase biliaire, aggravation de lithiase biliaire, récidive d’une lithiase biliaire
  • Affections de la peau et du tissu sous-cutanée : séborrhée (sécrétion excessive de sébum), rash (éruption cutanée), œdème angioneurotique (œdème récidivant sous-cutané ou sous-muqueux)
  • Affections des organes de reproduction et du sein : hyperplasie endométriale, prurit vulvovaginal
  • Investigations : perte de poids, augmentation de la pression artérielle

D’autres effets indésirables ont été rapportés, lors de la prise d’autres traitements estroprogestatifs, pas spécifiquement le Trisequens® :

  • Affections de la peau et du tissu sous-cutané : 
    • Alopécie / calvitie
    • Chloasma (tâches hyper pigmentées sur le visage, le décolleté et le cou)
    • Erythème polymorphe (apparition de lésions en forme de cercles concentriques, à centre parfois bulleux)
    • Erythème noueux (apparition de nodules rouges ou violets douloureux sous la peau)
    • Purpura vasculaire (mini hémorragies au niveau de la peau et des muqueuses dû à une anomalie ou à une fragilité des vaisseaux)
  • Probables démences après 65 ans

Risque de cancer du sein :

Chez les patientes prenant une association estroprogestative depuis plus de 5 ans, il a été prouvé que le risque de diagnostiquer un cancer du sein est multiplié jusqu’à deux. Cependant, l’augmentation du risque est nettement plus faible chez les femmes utilisatrices d’estrogènes seuls, comparativement aux femmes prenant une association estroprogestative.

La durée d’utilisation du traitement influe énormément sur le niveau de risque.

Pour analyser tout cela, deux études importantes ont été réalisées à ce sujet : l’étude WHI (Women’s Health Study) est la plus grande étude randomisée contrôlée versus placebo réalisée et l’étude MWS (Million Women Study) est quant à elle la plus grande étude épidémiologique.

Etude scientifique: « Million Women Study »

Estimation du risque supplémentaire de cancer du sein après 5 ans d’utilisation 

Tranche d’âgeIncidence pour 1000 femmes non utilisatrices de Traitement Hormonal Substitutif sur 5 ans*Risque relatif**Cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS sur 5 ans (Intervalle de Confiance à 95%)
THS à base d’estrogènes seuls
50-65 ans9-121,21-2 (0-3)
Association estroprogestative
50-65 ans9-121,76 (5-7)

* : par rapport à l’incidence de base dans les pays développés

** : Risque relatif global. Le risque relatif peut augmenter en fonction de la durée d’utilisation du traitement, il n’est donc pas fixe.

Remarque : Le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein change proportionnellement en fonction des pays européens, car son incidence de base varie déjà selon les pays.

En effet, pour une prise d’estrogènes seuls, il a été rapporté un à deux cas supplémentaire de cancer du sein après 5 ans d’utilisation pour des femmes entre 50 et 65 ans. Avec une prise d’une association estroprogestative, ce nombre de cas supplémentaire passe à 6, toujours chez des femmes entre 50 et 65 ans.

Etudes scientifiques américaines: WHI

Risque supplémentaire de cancer du sein après 5 ans d’utilisation :

Tranche d’âgeIncidence pour 1000 femmes dans le groupe placebo sur 5 ansRisque relatif et Intervalle de Confiance à 95%Cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS sur 5 ans (Intervalle de Confiance à 95%)
Estrogènes conjugués équins seuls
50-79 ans210,8 (0,7-1,0)– 4 (-6-0)*
Association d’estrogènes conjugués équins et de médroxyprogestérone**
50-79 ans171,2 (1,0-1,5)+ 4 (0-9)

* : Etude WHI chez les femmes sans utérus n’ayant pas montré d’augmentation du risque de cancer du sein

** : Lorsque l’analyse était restreinte aux femmes n’ayant pas pris de Traitement Hormonal Substitutif avant l’étude, il n’y avait pas d’augmentation du risque pendant les 5 premières années de traitement. Après 5 ans, le risque était supérieur aux non-utilisatrices.

Risque de cancer de l’endomètre

Le risque de cancer de l’endomètre est d’environ 5 pour 1000 femmes ayant un utérus intact et n’utilisant pas de Traitement Hormonal Substitutif. Chez les femmes ayant un utérus intact, l’utilisation d’un Traitement Hormonal Substitutif à base d’estrogènes seuls n’est pas recommandée car cela augmente le risque de cancer de l’endomètre.

D’après les études épidémiologiques, l’augmentation du risque de cancer de l’endomètre est dépendant de la durée de traitement à base d’estrogènes seuls, et de la dose d’estrogènes. Pour 1000 femmes âgées de 50 à 65 ans, cette augmentation variait de 5 à 55 cas supplémentaires diagnostiqués.

En revanche, pour éviter cette augmentation du risque de développer un cancer de l’endomètre, l’ajout d’un progestatif au traitement par estrogènes seuls peut se faire, pendant au moins 12 jours dans le cycle.

Dans l’étude « Million Women Study », l’utilisation pendant 5 ans d’un Traitement Hormonal Substitutif combiné (séquentiel ou continu) n’a pas augmenté le risque de diagnostiquer un cancer de l’endomètre (risque relatif de 1,0, intervalle de confiance à 95% de 0,8-1,2).

Risque de cancer ovarien

L’utilisation d’un Traitement Hormonal Substitutif par estrogènes seuls ou par une combinaison d’estrogènes et de progestatifs a été associée à une légère augmentation du risque de cancer des ovaires diagnostiqué.

Une méta-analyse a été réalisée, regroupant 52 études épidémiologiques. Cette dernière a permis d’analyser qu’il existe un risque accru de cancer ovarien chez les femmes actuellement traitées par un Traitement Hormonal Substitutif, en comparaison avec les femmes n’en ayant jamais utilisé (le risque relatif est de 1,43 avec un intervalle de confiance à 95% de 1,31-1,56).

Risque de thromboembolie veineuse

Le risque relatif de survenue d’une thromboembolie veineuse, c’est-à-dire une thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire,  est augmenté de 1,3 à 3 fois lors de l’utilisation d’un Traitement Hormonal Substitutif.

La probabilité de survenue d’un tel événement est plus élevée au cours de la première année d’utilisation du traitement hormonal substitutif. Les études WHI ont analysé ce risque.

Etudes scientifiques: WHI 

Risque supplémentaire de TEV sur une période d’utilisation de 5 ans

Tranche d’âgeIncidence pour 1000 femmes dans le groupe placebo sur 5 ansRisque Relatif et Intervalle de Confiance à 95%Cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS sur 5 ans (IC à 95%)
Estrogènes seuls par voie orale*
50-59 ans71,2 (0,6-2,4)1 (-3-10)
Association estroprogestative par voie orale
50-59 ans42,3 (1,2-4,3)5 (1-13)

* : Etude chez les femmes sans utérus

Risque de maladie coronarienne

Le risque de développer une maladie coronarienne est légèrement augmenté chez les utilisatrices d’une association estroprogestative après 60 ans.

Risque d’accident vasculaire cérébral ischémique

Le risque relatif d’accident vasculaire cérébral ischémique augmente jusqu’à 1,5 fois lors de l’utilisation d’une association estroprogestative ou d’un traitement à base d’estrogènes seuls. Le risque relatif dû à l’utilisation d’un traitement hormonal substitutif ne dépend pas de l’âge ou de la durée de la ménopause.

Cependant, comme de façon générale, le risque de base d’accident vasculaire cérébral ischémique augmente avec l’âge, le risque global augmente également avec l’âge chez les femmes utilisatrices d’un traitement hormonal substitutif. 

Etudes scientifiques WHI combinées

Risque supplémentaire d’accident vasculaire cérébral ischémique * sur une période d’utilisation de 5 ans

Tranche d’âgeIncidence pour 1000 femmes dans le groupe placebo sur 5 ansRisque Relatif et Intervalle de Confiance à 95%Cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS sur 5 ans (IC à 95%)
50-59 ans81,3 (1,1-1,6)3 (1-5)

* : Sans distinction entre les accidents vasculaires cérébraux ischémiques et hémorragiques

Les contre-indications

Les contre-indications à l’utilisation du Trisequens® sont les suivantes :

  • Cancer du sein connu ou suspecté, ou antécédent de cancer du sein
  • Tumeurs malignes estrogénodépendantes connues ou suspectées, ou antécédent de tumeur maligne estrogénodépendante (par exemple : cancer de l’endomètre)
  • Hémorragie génitale non diagnostiquée
  • Hyperplasie endométriale non traitée
  • Antécédent de thromboembolie veineuse ou thromboembolie veineuse en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire)
  • Antécédent d’accident thromboembolique artériel ou accident thromboembolique artériel en évolution (par exemple : angor, infarctus du myocarde)
  • Troubles thrombophiliques connus (par exemple : déficit en protéine C, en protéine S ou en antithrombine)
  • Affection hépatique aiguë ou antécédent d’affection hépatique, jusqu’à normalisation des tests hépatiques
  • Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients (voir rubrique Composition du médicament)
  • Porphyrie

Grossesse

Trisequens® n’est pas indiqué pendant la grossesse.

Si une grossesse est découverte durant la prise de ce médicament, ce dernier doit être arrêté immédiatement. En effet, des données cliniques sur un nombre limité de grossesses exposées montrent des effets indésirables de la Noréthistérone sur le fœtus.

Allaitement

Trisequens® n’est pas indiqué durant l’allaitement.

Interactions médicamenteuses

L’utilisation concomitante de médicaments inducteurs enzymatiques peut augmenter le métabolisme des estrogènes et des progestatifs, surtout les médicaments induisant le cytochrome P450, tels que certains anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine), ou encore certains anti-infectieux (rifampicine, rifabutine, névirapine, éfavirenz).

S’ils sont utilisés de manière concomitante avec des hormones stéroïdiennes, certains médicaments connus pour être de puissants inhibiteurs enzymatiques, ont pourtant une activité d’inducteur enzymatique. Le ritonavir, le télaprévir et le nelfinavir sont concernés (antiviraux utilisés dans le traitement du Virus d’Immunodéficience Humaine). Cette induction enzymatique entraîne une augmentation du métabolisme des hormones, ce qui diminue l’effet thérapeutique et modifie le profil des saignements utérins.

Attention également avec les préparation à base de plantes, notamment si elles contiennent du millepertuis (Hypericum perforatum). Cette plante peut modifier le métabolisme des estrogènes et des progestatifs par induction enzymatique également.

D’autres médicaments, comme le kétoconazole (antimycosique, traitement des dermatites séborrhéiques, du pityriasis versicolors, certains candidoses, le syndrome de Cushing etc), inhibe l’activité des enzymes hépatiques microsomiales, et peuvent donc augmenter les taux circulants des substances actives du Trisequens®.

Enfin, une augmentation des taux sanguins de ciclosporine, de créatinine et des transaminases peut apparaître lors d’une administration concomitante avec un Traitement Hormonal Substitutif, suite à la diminution du métabolisme hépatique de la ciclosporine.

Avis & temoignages sur le Trisequens®

Ici nous vous partageons les avis des professionnels de la santé et des témoignages de patients concernant ce traitement.

Avis des professionnels de la santé sur le médicament

La Commission de la Haute Autorité de Santé (HAS) s’est réunie le 13 avril 2016 pour analyser à nouveau le service médical rendu par le Trisequens®. Elle a considéré que le service médical rendu reste important dans la prévention de l’ostéoporose post-ménopausique chez les femmes ayant un risque accru de fracture ostéoporotique et présentant une intolérance ou une contre-indication aux autres traitements indiqués dans la prévention de l’ostéoporose en cas de troubles du climatère (ensemble des symptômes dû à une carence ostrogénique) et de ménopause récente, après une fracture mineure ou s’il existe un T-score bas.

La Commission a également considéré que le service médical rendu reste important dans l’indication du Traitement Hormonal Substitutif  des symptômes de déficit en estrogènes chez les femmes ménopausées, pour celles dont les troubles sont ressentis comme suffisamment gênants pour altérer leur qualité de vie.

https://www.has-sante.fr/upload/docs/evamed/CT-15086_ACTIVELLE-NOVOFEMME-TRISEQUENS-KLIOGEST_PIS_RI_Avis1_CT15086.pdf

Avis et témoignages des utilisateurs 

Deux personnes seulement ont donné leur avis sur le site meamedica sur le Trisequens® : elles ont jugé ce médicament très efficace, avec peu d’effets indésirables.

En revanche, pour beaucoup de patients, la liste des effets indésirables et des précautions à prendre inquiètent, d’où l’intérêt de faire tous les examens et bilans nécessaires avec son médecin.

Trisequens : guide d’achat

Il est possible d’acheter des médicaments dans les officines physiques en France. Certaines pharmacies ont maintenant des sites internet.

Il existe également des sites spécialisés pouvant vendre des médicaments, mais attention ils ne sont fiables seulement s’ils ont reçu un agrément. Il faut donc se méfier lors d’un achat de médicament, que le site soit bien habilité à en vendre.

Où acheter Trisequens? 

Il existe deux façons sécurisées d’acheter ce traitement, en évitant au maximum les risques sur sa santé et les arnaques financières sur internet.

En pharmacie physique

Le Trisequens® peut être dispensé dans n’importe quelle officine physique en France, qu’il soit en stock ou sur commande. Il suffit de se munir de la prescription médicale, et de sa carte vitale et carte de mutuelle (pour le remboursement par la sécurité sociale).

En pharmacie en ligne

Il est également possible de se procurer le Trisequens® en ligne sur internet. Cependant, il faut l’acheter au bon endroit. Soit directement sur le site internet d’une officine physique en France, soit sur un site ayant reçu un agrément, comme notre partenaire treated.com.

Il est possible de répondre à un questionnaire en ligne pour indiquer ses antécédents, ses traitements, ses pathologies et ses symptômes, et un médecin peut prescrire, avec toutes ces informations, le traitement adéquat. Le questionnaire peut être sauvegardé, de façon très sécurisée, pour une prochaine consultation en ligne, dans un dossier médical en ligne.

Les médecins du site ont également reçu un agrément pour pouvoir consulter sur le site.

A quel prix? 

Le prix du Trisequens® est de 6,44€ pour la boîte de 28 comprimés, en officine en France.

Les prix mentionnés ci-dessus ne comprennent pas les différents honoraires de dispensation (1,02€ par exemple) ajoutés lors de la délivrance à l’officine.

Sur le site de notre partenaire, le prix est de 66,05€ pour la boîte de 84 comprimés, soit trois mois de traitement.

FAQ

Pour finir, un petit florilège des questions les plus fréquemment posées sur ce traitement

Le traitement hormonal substitutif fait-il prendre du poids?

Un groupe d’étude sur la ménopause et le vieillissement hormonal a rapporté que les traitements hormonaux substitutifs ne font pas prendre de poids lors de leur utilisation. Au contraire, ces traitements aideraient même plutôt à limiter la prise de poids due à la ménopause elle-même.

Si l’équilibre entre les doses d’estrogènes et de progestérone est mauvais, surtout à l’instauration du traitement, il est possible qu’une légère prise de poids soit tout de même observée. Pour rétablir la situation, le médecin effectuera un changement de dosage pour que ce dernier soit mieux adapté.

Quelles huiles essentielles utiliser en cas de bouffées de chaleur en péri ménopause ou ménopause?

Le soin d’urgence, à utiliser tout de suite, c’est l’huile essentielle de Sauge sclarée. Attention, cette huile essentielle est formellement contre-indiquée chez les femmes ayant des antécédents de cancer, comme toutes les huiles essentielles contenant des phyto-oestrogènes (huiles essentielles dites « œstrogène-like »).

  • Huile essentielle de sauge sclarée : 1 à 2 gouttes sur un support (boulette de mie de pain ou comprimé neutre) par voie orale, le matin et le soir, 5 jours sur 7 au maximum pour une utilisation régulière

Il est également possible d’utiliser un mélange d’huiles essentielles pour soulager et prévenir les bouffées de chaleur :

  • Formule avec phyto-oestrogènes (contre-indiquée si antécédent de cancer):
    • Huile essentielle de sauge sclarée : 30 gouttes
    • Huile essentielle de menthe poivrée : 30 gouttes
    • Huile essentielle de cyprès : 30 gouttes
      • Ingérez 2 gouttes de ce mélange sur un support (boulette de mie de pain ou comprimé neutre) par voie orale, matin et midi OU matin et soir, suivant l’heure de survenue des bouffées, 5 jours sur 7 pour une utilisation régulière, pendant 3 mois avant de réévaluer le traitement.
  • Formule sans phyto-oestrogènes
    • Huile essentielle d’hélichryse italienne : 90 gouttes
    • Huile essentielle de citron : 90 gouttes
    • Huile essentielle de palmarosa : 30 gouttes
    • Huile végétale de calophylle inophyle : Quantité suffisante pour 50mL
      • Il n’y a pas d’effet hormonal avec cette formule, la sensation de chaleur soudaine va diminuer : à utiliser en massage sur le bas du dos (au niveau des glandes cortico-surrénales, donc au niveau des reins) pendant 3 semaines, puis arrêt pendant 1 semaine. Le traitement peut être renouveler si besoin pendant quelques mois.

« Le Guide Terre Vivante des Huiles essentielles » – Dr Françoise COUIC MARINIER en collaboration avec le Dr Anthony TOUBOUL