Sterilet Mirena

Stérilet Mirena : posologie, effets secondaires, avis, ordonnance, prix et guide d’achat

Petit objet en forme de T inséré dans l’utérus par un professionnel, le dispositif intra-utérin (DIU), anciennement appelé stérilet, est la méthode contraceptive temporaire la moins coûteuse pour une utilisation à long terme. C’est également le moyen le plus efficace, avec la stérilisation.

Une fois posé, le stérilet se fait oublier et assure une protection optimale contre les grossesses non-programmées pendant 2, 5 voire même 10 ans.

Depuis son invention en 1928, le stérilet a connu de grandes améliorations pour parfaire sa sécurité contraceptive, et s’est notamment doté d’un système libérant en continu mais à dose infinitésimale un progestatif.

C’est notamment le cas du DIU MIRENA.

Panorama de son fonctionnement, mais également de ses risques et contre-indications.

Présentation de MIRENA

MIRENA est dispositif intra-utérin ou anciennement stérilet. Placé dans l’utérus par un professionnel, il est disponible uniquement sur ordonnance.

D’une durée maximale de 5 ans, il a la particularité de libérer chaque jour une quantité infime d’un progestatif (hormone femelle), renforçant son efficacité contraceptive.

Quelle pathologie permet-il de traiter ?

Ce stérilet est utilisé en premier lieu pour se prémunir d’une grossesse non désirée.

En second lieu, ce dispositif hormonal peut également être préconisé en cas de ménorragies fonctionnelles (règles trop abondantes sans cause organique type cancers, polypes…).

Toutefois, à l’inverse des stérilets en cuivre, il n’est pas prescriptible comme contraceptif d’urgence (lorsqu’il y a risque de grossesse suite à un rapport sexuel non ou mal protégé).

Comment marche ce dispositif ?

Son efficacité contraceptive provient non seulement de l’objet en tant que tel, mais également du progestatif qu’il libère.

Ils ont un effet :

  • spermicide, empêchant ces derniers d’atteindre l’utérus et/ou les trompes de fallope.
  • sur l’endomètre, le dégradant afin d’empêcher l’implantation d’un ovule éventuellement fécondé.

Chez certaines femmes, cette hormone a également un effet inhibiteur en termes d’ovulation.

A qui s’adresse t’il ?

MIRENA s’adresse aux femmes, ayant déjà eu au moins un enfant, désireuse de ne pas tomber enceinte.

Ce dispositif intra-utérin est également indiqué chez les femmes souffrant de règles abondantes: le progestatif qu’il contient a un effet bénéfique sur le flux des pertes sanguines menstruelles.

Attention, ce dispositif n’est à l’inverse pas indiqué pour :

  • les femmes nullipares (qui n’ont pas eu d’enfant) : aucune étude n’est venue étayer la thèse selon laquelle elles pouvaient être parfaitement couvertes par ce stérilet.
  • les femmes souffrant d’acné en raison des effets secondaires du Lévonorgestrel
  • les femmes prenant facilement du poids en raison des effets secondaires du Lévonorgestrel
  • les femmes ayant déjà fait des dépressions en raison des effets secondaires du Lévonorgestrel

Quels sont ses avantages ? Inconvénients ?

Comme dit en préambule, le stérilet, qui plus est hormonal, est la méthode temporaire de contraception :

  • la plus fiable;
  • la plus économique sur le long terme;
  • la plus simple : une fois posé, le stérilet agit seul sans que vous ayez besoin d’y penser au jour le jour.

Il présente tout de même quelques inconvénients :

  • il doit impérativement être posé par un gynécologue ou par une sage-femme, ce qui nécessite une consultation ;
  • la pose peut provoquer des malaises (pouvant dans de rares cas aller jusqu’à une crise d’épilepsie), des douleurs ou des saignements ;
  • une longueur inadéquate des fils (facilitant le retrait du dispositif) peut gêner certains hommes lors des rapports sexuels. Une consultation peut être nécessaire afin de remédier au problème.

Stérilet Mirena, quelle efficacité ?

Les études cliniques ont eu les résultats suivants : pour une année d’utilisation, seules 2 femmes sur 1000 tomberont enceintes en utilisant MIRENA

Les résultats en “utilisation habituelle” ne diffèrent pas des résultats obtenus lors des essais cliniques, dans la mesure où les oublis sont impossibles avec ce mode de contraception.

Aucune autre contraception n’arrive d’ailleurs à ce taux de succès.

A titre de comparaison, à l’usage, sur une année, sur 1000 femmes utilisant la pilule, 80 femmes tombent enceintes, faute de régularité dans les prises, ou du fait d’une malabsorption.

Utilisé pour réguler les règles trop abondantes ou/et trop longues, le stérilet aux hormones est également concluant : les saignements menstruels diminuent de 62-94 % au bout de trois mois d’utilisation et de 71‑95% au bout de 6 mois d’utilisation.

Sous quelle forme se présente-il?

Ce dispositif intra-utérin est un petit objet en plastique, se présente sous la forme d’un T.

Il est packagé dans une boîte unitaire, sous poche stérile.

Composition de MIRENA

Ce DIU contient 52 mg de Lévonorgestrel, une hormone dérivée de la progestérone.

Les composants du stérilet sont les suivants :

Pour le manchon

  • Polydiméthylsiloxane (Elastomère).
  • Silice colloïdale anhydre.

Pour le corps en T

  • Polyéthylène.
  • Sulfate de baryum.

Pour le fil de retrait

  • Polyéthylène.
  • Oxyde de fer.

Focus sur ses principes actifs

Le principe actif contenu dans ce stérilet est un dérivé de la progestérone, un progestatif appelé lévonorgestrel.

Il est diffusé en continu dans l’utérus, directement au niveau de l’endomètre, à hauteur de 20 microgrammes/24 heures.

Il a trois actions principales :

  • il épaissit la glaire cervicale, empêchant ainsi le passage des spermatozoïdes du vagin à la cavité utérine;
  • il dégrade l’endomètre, le rendant impropre à accueillir un ovule qui aurait été fécondé;
  • il inhibe l’ovulation : ce phénomène n’est pas systématique, mais présent chez certaines femmes.

Le stérilet Mirena est-il remboursé par la sécurité sociale ?

La réponse est oui ! Ce dispositif intra-utérin peut bénéficier d’un remboursement de 65% par la Sécurité Sociale.

Posologie : comment utiliser le dispositif intra-utérin (DIU) Mirena ?

Dans cette section, nous allons analyser la posologie de Mirena. C’est une section essentielle car c’est souvent un frein à l’utilisation de ce moyen de contraception. En effet, le sterilet fait “peur” et sa posologie renferme de nombreux mythes que nous allons tenter de briser.

Quel(s) dosage(s) ?

Ce dispositif intra-utérin est posé en exemplaire unique dans l’utérus de la patiente souhaitant avoir recours à ce type de contraceptif.

Au préalable, son gynécologue aura vérifié la position de l’utérus, la taille de la cavité utérine, afin de positionner de manière optimale ce dispositif intra-utérin.

Cet examen est nécessaire afin d’assurer une exposition uniforme de l’endomètre au progestatif. Il permet également d’éviter son expulsion ou tout risque de perforation.

Quand commencer ce traitement contraceptif?

Les stérilets ne peuvent être posés que par un médecin ou une sage-femme, uniquement sur ordonnance.

Ces derniers vous recommanderont certainement, si vous optez pour ce dispositif contraceptif, de consulter lors de vos règles.

L’insertion est plus facile au cours des 7 jours qui suivent le début des règles.

En revanche, la pose d’un stérilet faisant suite immédiate au retrait d’un dispositif arrivé à échéance peut se faire à n’importe quel moment du cycle.

Après un avortement au cours du premier trimestre

Il est possible de procéder à la pose d’un stérilet immédiatement après un avortement ou une fausse couche survenant au cours du premier trimestre.

Après un accouchement

Si vous venez d’accoucher, si vous avez avorté ou subi la perte de votre bébé lors du deuxième trimestre de grossesse, vous devrez attendre au moins 6 semaines avant de pouvoir poser un dispositif intra-utérin.

L’utérus doit en effet avoir totalement involuer.

Généralement, l’utérus retrouve sa taille “normale” entre 6 à 12 semaines.  

Quand arrêter ?

Ce stérilet a une durée de 5 ans, au maximum. Au delà, l’efficacité contraceptive n’est plus assurée.

Il faut donc procéder au retrait après ce laps de temps. Vous pouvez faire retirer un DIU à n’importe quel moment du cycle, par un gynécologue ou une sage-femme.

Ces derniers tireront doucement sur un fil intégré au stérilet, laissé dépassant du col de l’utérus lors de la pose.

Si les fils ne sont plus visibles, mais que le stérilet est toujours en place (vérification faire par échographie), il pourra être extrait grâce à une pince spéciale.

Si vous souhaitez remplacer votre ancien stérilet par un nouveau dispositif, il est préférable de le retirer pendant les 7 premiers jours des règles, si vous avez toujours des saignements.

Attention cependant ! Si vous avez eu des rapports sexuels sans protection dite barrière (préservatif, diaphragme par exemple) au cours des 7 jours précédant le retrait, la sécurité contraceptive n’est pas assurée si vous abandonnez toute contraception.

Si vous faites le relai immédiat avec un autre stérilet, vous restez protégée.

Si vous souhaitez passer à une autre méthode, pilule par exemple, vous devrez adopter une méthode complémentaire mécanique (préservatif par exemple) au moins 7 jours avant la date prévue du retrait.

Vous devrez continuer ainsi jusqu’à ce que votre nouveau moyen de contraception soit opérationnel.

Les précautions d’usage

Un dispositif intra-utérin est un dispositif médical. Il convient de respecter quelques règles afin de l’utiliser en toute sécurité.

Contraception des nullipares

Certains stérilet peuvent, dans certaines conditions, être prescrits aux femmes qui n’ont pas encore eu d’enfants.

MIRENA n’a pas été étudié pour une utilisation chez les nullipares. Il est donc conseillé de s’en remettre à la prudence, et d’opter pour un autre moyen de contraception.

Surveillance médicale tout au long du traitement

De la pose au retrait, une surveillance médicale est primordiale.

Tout d’abord, lors de la pause, il est nécessaire qu’un examen gynécologique approfondi soit pratiqué :

  • examen pelvien,
  • examen des seins,
  • frottis cervical,
  • test de grossesse,
  • infections sexuellement transmissibles éventuelles
  • infections génitales éventuelles

Durant la période de contraception, la patiente devra se plier à un suivi médical régulier : inspection annuelle des fils, échographie de vérification 4 à 6 semaines après l’insertion, puis annuellement.

Le but étant de s’assurer que le stérilet est à la bonne place.

Par ailleurs, si vous ressentez des douleurs, ou si vous constatez des saignements persistants ou des pertes vaginales inhabituelles, vous souffrez peut-être d’une infection génitale.

Dans le doute, consultez rapidement un médecin.

MIRENA et infections sexuellement transmissibles

Les dispositifs intra-utérins ne constituent pas une protection contre les infections sexuellement transmissibles, l’infection par le VIH (SIDA) particulièrement.

➞ Tout savoir sur la prévention contre les IST

Dans l’indication ménorragies

Lorsque le stérilet au progestatif est indiqué pour réduire les ménorragies, il convient de procéder à un bilan avant d’initier le traitement.

Il s’agit de diagnostiquer une éventuelle anémie ferriprive (manque de fer dans le sang) peut apparaître en raison de règles trop abondantes, et adopter le traitement adéquat.

Contraception post‑coïtale

Certains stérilets peuvent être utilisés comme un moyen de contraception d’urgence après un rapport pas ou mal protégé.

Ce dispositif ne doit pas être utilisé comme tel.

Stockage et conservation de ce stérilet

Il est primordial que le conditionnement de votre dispositif intra-utérin reste stérile : tout packaging abîmé ou ouvert avant utilisation immédiate doit conduire à jeter le stérilet Mirena dont la stérilité peut être altérée.  

Par ailleurs, des conditions d’asepsie doivent être respectées lors de la pose.

Attention, ce produit contient des hormones. Ces dernières ont un impact sur la nature.

Il est donc indispensable de ne pas jeter aux ordures ménagères ou au tout à l’égout un dispositif dont vous n’auriez pas usage.

Confiez-le à votre pharmacien : il saura s’adresser à des professionnels pour assurer sa destruction en réduisant les conséquences sur l’environnement.

Risques, dangers et effets secondaires de Mirena

Comme tout dispositif médical, un stérilet, a fortiori contenant des hormones, comporte quelques risques et effets secondaires indésirables. Il convient de les connaître afin de réagir au mieux si vous y êtes un jour confrontée.

Les effets secondaires du stérilet Mirena

Vous avez ressenti un effet indésirable susceptible d’être dû à ce médicament, vous pouvez le déclarer en ligne via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance.

Ces déclarations permettent de renforcer la sécurité autour des médicaments.

Effets secondaires et indésirables très fréquents à peu fréquents (affecte plus d’une utilisatrice sur 10 à 1 à 10 utilisatrices sur 1000)

  • Douleur ou saignement au moment de la pose. Des cas de malaise ou de crise d’épilepsie ont été observés.
  • Expulsion spontané du DIU.
  • Diminution de l’importance ou de la durée des règles.
  • Douleurs abdominales ou dorsales,
  • acné ou autre problème de peau,
  • tension des seins, maux de tête,
  • migraine,
  • pertes vaginales,
  • dépression,
  • nervosité,
  • baisse de la libido,
  • nausées,
  • prise de poids,
  • œdèmes.

Effets secondaires et indésirables rares (1 à 10 utilisatrices sur 10 000)

  • perforation de la paroi de l’utérus : ce problème médical grave doit conduire au retrait immédiat du dispositif intra-utérin.

Focus sur le risque cardiovasculaire

Aucune étude n’a démontré un risque augmenté de thrombose veineuse associée à l’utilisation de ce stérilet, par rapport aux femmes qui utilisent une contraception autre que hormonale, voire pas de contraception.  

Toutefois, par mesure de sécurité, les femmes souffrant d’une cardiopathie congénitale ou une valvulopathie cardiaque seront invitées à opter pour un autre moyen de contraception : elles sont en effet exposée à un risque d’endocardite infectieuse.

Focus sur le risque de troubles du cycle

Le lévonorgestrel, progestatif contenu dans ce dispositif intra-utérin, a régulièrement pour effet de diminuer le flux et/ou la durée des règles.

Ce phénomène peut aller jusqu’à une oligoménorrhée (règles rares et de très faible intensité) ou une aménorrhée (absence totale de règles), et s’observent respectivement chez 57% et 16% des utilisatrices après un an d’utilisation.

Toutefois, si vos règles ne se présentent pas dans les 6 semaines suivants vos dernières menstruations, il est conseillé de passer un test de grossesse.

Si le test s’avère négatif, et qu’aucun autre symptôme lié à la grossesse n’est décelé, l’absence de règles ne devra pas systématiquement mener à réaliser un test.

Si au contraire vous constatez après plusieurs mois une augmentation soudaine de votre flux, faites vérifier que votre stérilet est bien en place : il pourrait s’agir d’un signe d’expulsion.

Enfin, si vous saignez de manière irrégulière, faites vérifier que vous ne développez pas de polypes ou de cancer endométrial : certains symptômes peuvent être masqués par ce traitement hormonal.

Focus sur le risque d’infections pelviennes

Le dispositif a été conçu de telle manière que le risque d’infections et de contamination bactérienne liées à l’insertion du stérilet dans l’utérus est minime.

Si rare soit-il, le risque d’infections pelviennes existe, et est maximal durant le premier mois. Elle peuvent prendre des formes plus ou moins sévères pouvant aller jusqu’à la septicémie  (y compris une septicémie à streptocoques du groupe A).

Ces infections ne sont pas à négliger : elles peuvent avoir des conséquences graves et avoir un retentissement négatif sur votre fertilité.

Aussi, le moindre symptôme évocateur d’une infection devra conduire à réaliser des examens bactériologiques et à bénéficier d’une surveillance accrue.

Si une endométrite ou une maladie inflammatoire pelvienne évolutive ou récidivante sont diagnostiquées, ou si une infection aiguë sévère ne répond pas au traitement en quelques jours, le stérilet devra être retiré.

Focus sur le risque d’expulsion du stérilet

Il peut arriver que le stérilet soit expulsé partiellement ou complètement de l’utérus. Les manifestations physiques de l’expulsion sont caractéristiques : saignements, douleurs.

Toutefois, il peut arriver qu’elle soit totalement asymptomatique : dans ce cas, le risque de perte de l’effet contraceptif est grand.

Si votre stérilet s’est déplacé, il doit être retiré par un gynécologue ou une sage-femme, et pourra être remplacé sans attendre.

Demandez à votre médecin comment contrôler la présence des fils, afin de vous assurer de son placement correct.

Focus sur le risque de perforations

Dans de rares cas, un risque de perforation survient : le DIU perfore alors ou pénètre le myomètre.

Si l’insertion a été difficile ou particulièrement douloureuse, ou si vous ressentez toujours des douleurs après 30 minutes de repos, un contrôle devra être effectué à l’aide d’une échographie, afin de s’assurer du positionnement adéquate du dispositif.

En effet, la perforation diminue considérablement l’effet contraceptif de votre stérilet.

Les cas de perforation chez les utilisatrices de DIU aux hormones sont rares, de l’ordre de 1,4 cas pour 1000 insertions.

Une insertion rapide après l’accouchement (moins de 36 semaines) et l’allaitement au moment de l’insertion sont des facteurs aggravant le risque de perforation.

Par ailleurs, les femmes dont l’utérus est rétroversé fixé ont davantage de risques.

Focus sur les risques de grossesses extra-utérines

Dans la mesure où l’ovulation peut survenir avec ce type de contraception, il est possible qu’une grossesse extra-utérine se développe, notamment chez les patientes ayant des antécédents de grossesse extra-utérine, de chirurgie tubaire ou d’infection pelvienne.

Ce risque est toutefois minime : une étude a fait apparaître que, sur une durée d’un an, seule 0,02% des femmes sous MIRENA serait confrontée à une grossesse extra-utérine.

Si vous ressentez une douleur abdominale basse et que vous n’avez pas vos règles, ou au contraire un saignement inhabituel et abondant, l’éventualité d’une GEU doit être envisagée.

Focus sur le risque d’absence de fils

Il peut arriver que les fils de retrait ne soient pas visibles lors des examens de contrôle.

Par mesure de sécurité, votre médecin vous recommandera sans doute de pratiquer un test de grossesse, afin d’exclure toute éventualité.

Lorsque le risque de grossesse est écarté, l’absence de fils doit amener votre praticien à :

  • localiser les fils à l’aide d’un instrument spécifique
  • recourir à l’échographie pour s’assurer qu’il n’y a eu ni expulsion ni perforation.
  • recourir aux rayons X si l’échographie n’a pas été probante.

Focus sur le risque de follicules de grande taille

De par son mode de fonctionnement, le DIU hormonal n’empêche pas le cycle ovulatoire avec rupture des follicules. Or, il peut arriver que les follicules continue de grandir.

Difficiles à distinguer des kystes ovariens, ces follicules de grande taille sont régulièrement diagnostiqués chez les utilisatrices de DIU : près de 7% d’entre-elles ont rapporté cet effet indésirable.

Asymptomatiques la plupart du temps, ils finissent généralement par se résorber spontanément au bout de 2 ou 3 mois.

S’ils persistent, si des douleurs pelviennes ou des dyspareunies surviennent, des mesures de surveillance échographique continue et des mesures thérapeutiques devront être mises en place.

Focus sur le risque de cancer du sein

Les contraceptifs oraux combinés auraient un effet multiplicateur présumé sur le cancer du sein : les utilisatrices de pilules estroprogestatives auraient donc davantage de risque de développer un cancer du sein que les non-utilisatrices.

Il en serait de même pour les utilisatrices de pilules microdosées, ne contenant qu’un progestatif, sans toutefois que les données d’études ne viennent confirmer avec fiabilité cet thèse.

On peut donc présumer que les DIU hormonaux, tels que MIRENA, comportent eux aussi le même risque.

Les contres-indications

Suite à votre examen gynécologique (frottis cervical, un examen des seins, recherche d’une grossesse ou d’une maladie sexuellement transmissible), votre médecin vous dira s’il est possible ou non de vous poser un stérilet hormonal.

Toutefois, certaines maladies excluent systématiquement les patientes en souffrant de ce type de contraception, quand d’autres pourront en bénéficier sous condition d’un suivi médical particulièrement rigoureux.

Pathologies excluant la prise d’un contraceptif hormonal

Si vous souffrez des pathologies suivantes, vous ne devez jamais utiliser MIRENA :

  • Allergie à la substance active (le lévonorgestrel) ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament ;
  • grossesse ou suspicion de grossesse ;
  • infection au niveau des organes génitaux bas (cervicite, vaginite…) ;
  • maladie inflammatoire des organes génitaux hauts (utérus, trompes par exemple) ou de l’abdomen, actuelle ou passée ;
  • endométrite suite à un accouchement ;
  • dysplasie cervicale (modification anormale des cellules du col de l’utérus) ;
  • survenue d’infections favorisée par votre état de santé ;
  • saignements anormaux au niveau des organes génitaux dont on ne connaît pas la cause ;
  • anomalie de l’utérus (congénitales ou acquises telles que les fibromes) ;
  • cancer dont le développement est hormonodépendant (par exemple un cancer du sein) passé ou présent ;
  • affection maligne (cancer) de l’utérus ou du col de l’utérus ;
  • maladie aigüe du foie ou un cancer du foie ;
  • phlébite ou embolie pulmonaire en évolution.

Si vous sentez les symptômes suivants, vous devrez envisager de faire retirer votre dispositif intra-utérin :

  • survenue ou aggravation de migraine, migraine ophtalmique avec perte de vision asymétrique, ou autre symptôme évoquant une ischémie cérébrale transitoire ;
  • survenue ou de récidive :
    • de céphalée exceptionnellement sévère,
    • d’ictère (jaunisse),
    • d’augmentation importante de la pression artérielle (hypertension),
    • de suspicion ou de diagnostic d’une tumeur sensible aux progestatifs (hormonodépendant), y compris cancer du sein et de l’utérus,
    • de pathologie artérielle sévère telle qu’un accident vasculaire cérébral ou un infarctus du myocarde,
    • d’une infection génitale haute,
    • d’évènement thromboembolique veineux aigu.

Situation réclamant un suivi médical particulier

Si vous êtes dans les situations suivantes, votre médecin pourra accepter de vous poser un stérilet, sous couvert d’un suivi médical régulier :

  • nulliparité : MIRENA ne peut généralement pas être utilisé chez les femmes n’ayant jamais été enceinte ;
  • maladie du cœur congénitale, maladie des valves du cœur : risque d’endocardite ;
  • diabète : suivi glycémique rigoureux car le lévonorgestrel à faible dose peut affecter la tolérance au glucose et la glycémie.

Grossesse : que faire si je suis enceinte?

La grossesse exclue la pose d’un stérilet aux hormones.

Si vous vous apercevez que vous êtes enceinte alors que vous avez recours à un stérilet, une visite d’urgence chez votre médecin doit être envisagée.

En effet, ce dernier devra procéder au retrait du système. Son maintien pourrait déclencher une fausse-couche ou un travail prématuré.

Il y a cependant un risque que le retrait provoque également une fausse-couche.

S’il est impossible de retirer l’objet délicatement, l’interruption de la grossesse peut être envisagée.

Si vous décidez tout de même de poursuivre votre grossesse, vous devrez être informée des risques liés à une naissance prématurée, ainsi que les risques qu’encoure l’enfant.

Vous devrez également être informée du risque de “virilisation” d’un foetus féminin par l’exposition locale au lévonorgestrel.

Les observations ont fait état de deux cas de fusion des grandes lèvres du foetus dont la gestation avait commencé avant la pose du stérilet, sans pour autant que le lien de cause à effet ait été démontré.

En tout état de cause, une grossesse débutant avec la présence d’un DIU devra faire l’objet d’une attention étroite. Tous les symptômes qui pourraient évoquer des complications gestationnelles devront être signalées.

Que faire si je suis en période d’allaitement?

Le lévonorgestrel étant diffusé localement, la quantité d’hormones passant dans le sang, et par conséquent dans le lait maternel, est infinitésimale. Il est donc possible d’utiliser ce stérilet aux hormones durant l’allaitement.

Interactions médicamenteuses

Certaines substances thérapeutiques sont incompatibles entre-elles et peuvent entraîner :

  • une diminution de l’effet contraceptif de votre dispositif intra-utérin
  • une baisse de l’efficacité des médicaments qui vous sont administrés.

Veillez donc, avant de vous faire poser un stérilet, préciser à votre gynécologue ou votre sage-femme de quels médicaments vous avez fait usage les semaines précédant l’insertion, qu’ils soient sur ordonnance ou en libre-service.

De même, lorsque votre médecin vous prescrira des médicaments, dites-lui à quel moyen de contraception vous avez recours.

Il pourra selon les cas, changer sa prescription ou vous préconiser d’utiliser une méthode mécanique complémentaire sur une durée donnée.

Les produits incompatibles avec le lévonorgestrel contiennent :

  • carbamazépine,
  • phénobarbital,
  • phénytoïne,
  • primidone,
  • griséofulvine,
  • rifabutine,
  • rifampicine.

Avis et témoignages des utilisatrices de MIRENA

MIRENA a fait l’objet d’une enquête française et européenne en 2017, suite à de nombreux témoignages d’utilisatrices déplorant des effets secondaires dont elles n’avaient pas été prévenues.

Cette enquête, menée de juin 2017 à octobre 2017, a constaté qu’il y avait un risque augmenté de mise sous anxiolytiques pour les patientes sous MIRENA comparées aux patientes utilisant un DIU classique (au cuivre).

Depuis cette étude, plusieurs effets secondaires supplémentaires figurent sur la notice du médicament dont :

  • l’anxiété / les troubles anxieux,
  • la séborrhée, l’acné étant déjà mentionnée,
  • les manifestations de fatigue et d’asthénie.

Voir le rapport d’expertise :

https://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/870b979d84982fcd85ce14f03ae8755f.pdf

Un bilan que modère Fabien SIMARD, président de l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec.

Il estime, sur la base de sa pratique et de ses lectures, que les effets secondaires dus à ce stérilet concerneraient moins de 5% des utilisatrices.

Il rappelle que la plupart des études scientifiques menées, en 2011 aux Etats-Unis auprès de 5000 participantes de 14 à 20 ans, et en 2000 en Finlande auprès de 17,360 utilisatrices, révèlent que respectivement 88% des utilisatrices en sont satisfaites, et que seules 28% des utilisatrices se sont fait enlever leur stérilet avant 5 ans.

Il recommande cependant la prudence sur un certain public de femmes : les peaux acnéiques, les femmes prenant facilement du poids ou ayant déjà des tendances dépressives, ne devraient pas avoir recours à MIRENA.

Il devrait être avant tout prescrit aux femmes dont les règles sont douloureuses et abondantes, ou celles qui ont une contre-indication à la pilule.

Pour voir l’interview en entier :

http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/detecteur-rumeurs/2018/03/29/faut-avoir-peur-sterilet-mirena-non

Guide d’achat du stérilet Mirena

De nos jours, le secteur pharmacologique connait de plus en plus de contrefaçons et autres arnaques, principalement depuis l’émergence du web. Il est donc nécessaire de bien se renseigner avant d’acheter son moyen de contraception, de sorte à éviter les pièges… et les risques sur sa santé!

Où acheter Mirena?

Le stérilet MIRENA est répandu : il se trouve à la fois dans les pharmacies physiques et en ligne.

Toutefois, quelque soit le circuit de distribution pour lequel vous optez, vous aurez besoin d’une prescription médicale. Ce dispositif n’est en effet mis en vente qu’en échange d’une ordonnance.

Méfiez-vous donc des sites vous le vendant sans justificatif : vous pourriez vous retrouver en possession d’une marchandise contrefaite ou périmée.

Des sites comme Treated.com, pharmacie en ligne reconnue à travers toute l’Europe, vous propose MIRENA à la vente, à condition que vous remplissiez le questionnaire en ligne, et que ses médecins jugent votre état de santé compatible avec l’utilisation de ce médicament.

Cette pharmacie agréée dispose de toutes les certifications nécessaires à la vente de médicaments sur internet et vous assure ainsi une contraception de qualité, conforme aux réglementations en vigueur.

A quel prix ?

Le prix recommandé est généralement de 110,16 €, sans compter les « honoraires de dispensation » du pharmacien.