Pilule Minidril (Ovranette)

Minidril (Ovranette) : posologie, effets secondaires, avis, ordonnance, prix et guide d’achat

Apparue au milieu des années 50, la pilule contraceptive contient des hormones de synthèse qui ressemblent à celles naturellement produite par le corps.

Simple et fiable, elle reste la méthode de contrôle des naissances privilégiée des Françaises : plus d’une femme sur deux utilise cette méthode de contraception au moins une fois dans sa vie.

Focus sur une pilule dite de 2e génération : MINIDRIL (aussi connue sous le nom de Ovranette).

Présentation de MINIDRIL (Ovranette)

MINIDRIL est un contraceptif oral combiné, c’est à dire qu’il associe un progestatif avec un estrogène. Il est produit et distribué par les laboratoires PFIZER, leader du secteur pharmaceutique.

Cette pilule de 2ème génération est minidosée, les hormones la composant s’y trouvant en faible quantité.

Elle est par ailleurs monophasique : tous ses comprimés actifs concentrent la même dose d’hormones et ont donc tous le même aspect.

Quelle pathologie cette pilule permet-elle de traiter ?

Cette pilule est avant tout un contraceptif, utilisée pour contrôler le rythme des naissances.

Ce médicament peut également être utilisé pour réguler des cycles menstruels trop abondants ou irréguliers.

Il participe également à amenuiser les symptômes pré-menstruels gênants et douloureux.

Enfin, il peut être indiqué pour soigner l’endométriose.

Comment marche ce médicament ?

Comme tout contraceptif estroprogestatif, MINIDRIL tient son efficacité contraceptive de deux hormones : le lévonorgestrel et l’éthinylestradiol.

Ces dernières agissent à trois niveaux, elles :

  • inhibent l’ovulation
  • empêchent la migration des spermatozoïdes du vagin jusqu’à l’utérus en modifiant l’aspect de la glaire cervicale,
  • rendent impossible la nidation en dégradant l’endomètre.

A qui s’adresse ce traitement ?

La pilule MINIDRIL s’adresse à toutes les femmes en âge de procréer souhaitant se prémunir d’une grossesse non programmée.

Elle est également conseillée à celles dont le cycle menstruel est irrégulier, souffrant d’un syndrome pré-menstruel douloureux (crampes abdominales par exemple), ou dont les saignements sont trop abondants.

Ce contraceptif peut également constituer un remède à l’endométriose et calmer les douleurs pelviennes.

Quels sont ses avantages ? Inconvénients ?

Les contraceptifs oraux combinés font partie des méthodes de contraception les plus fiables et les plus simples d’accès.

Toutefois, ils induisent également une légère augmentation du risque de formation d’un caillot sanguin et doivent appeler à la vigilance lors de la première année d’utilisation ou lorsque le traitement est repris après plusieurs semaine de pause.

Quelle efficacité ?

Les essais cliniques font état d’un indice de Pearl égal à 0,1% années femmes.

Cela signifie que, le traitement étant par ailleurs pris selon la posologie durant un an, 99% des femmes ne tomberont pas enceintes.

Sous quelle forme se présente-il?

Cette pilule contraceptive se présente sous forme de plaquette thermoformée (PVCVAluminium) de 21 comprimés.

Chaque boîte contient quant à elle 3 plaquettes.

Composition de MINIDRIL

Deux principes actifs entrent dans la composition de cette pilule estroprogestative :

  • le lévonorgestrel : un progestatif issu de la progestérone
  • l’éthinylestradiol : un estrogène

Voilà les excipients (ingrédients non médicamenteux) :

  • Povidone (E1201)
  • Magnésium stéarate (E572)
  • Lactose
  • Amidon de maïs
  • Talc (E553b)
  • Enrobage :
  • Saccharose
  • Macrogol
  • Calcium carbonate
  • Povidone (E1201)
  • Cire d’abeille blanche (E901)
  • Cire de carnauba (E903)

Focus sur ses principes actifs

Le Lévonorgestrel, progestatif de synthèse, agit principalement sur l’ovulation. Il “dupe” le corps en lissant les niveaux d’hormones, et inhibe les signaux qui devraient déclencher la libération d’un ovule.

L’éthinylestradiol est quant à lui un dérivé de synthèse de l’estradiol, un estrogène présent dans le corps humain. Il a un effet trophique sur l’endomètre, c’est à dire qu’il dégrade la capacité de ce dernier à accueillir un ovule fécondé. Il est également antigonadotrope : il a pour effet d’atrophier la muqueuse utérine.

Minidril est-elle remboursée par la sécurité sociale ?

Cette pilule bénéficie d’un remboursement de la Sécurité Sociale à hauteur de 65%.

Posologie : comment prendre la pilule MINIDRIL (Ovranette) ?

L’efficacité de la pilule contraceptive tient dans la régularité des prises et dans le respect le plus strict possible de la posologie. Comment prendre MINIDRIL pour s’assurer pleinement de sa sécurité contraceptive ?

Quel(s) dosage(s) ?

La posologie est relativement simple mais nécessite une certaine rigueur :

  • Vous devez prendre un comprimé pendant 21 jours consécutifs, tous les jours, sensiblement à la même heure. Vous pouvez l’avaler avec un peu d’eau si cela vous aide à mieux l’ingérer.
  • Au terme de ces 21 jours, vous devez observer une pause thérapeutique de 7 jours. Vous devriez voir apparaître des saignements (hémorragies de privation), ressemblant à des règles. Ils surviennent en général 2 à 3 jours après l’arrêt des comprimés.
  • Après cette interruption, vous devez ré-entamer une nouvelle plaquette de 21 comprimés, même si vos “règles” ne sont pas terminées.

Quand le commencer ?

Il est important de commencer au moment idoine pour s’assurer de l’efficacité contraceptive de ce médicament dès de départ.

Pour plus de précaution, n’hésitez pas à compléter ce moyen de contrôle des naissances avec une méthode dite barrière ou mécanique : préservatifs, diaphragmes… durant les 7 jours qui suivent l’initiation du traitement.

Vous n’aviez pas de contraceptif auparavant

Si vous utilisiez un contraceptif mécanique auparavant, ou si vous n’aviez recours à aucune contraception, vous devrez prendre le premier comprimé le 1er jour de vos règles.

Vous suiviez une autre méthode contraceptive estroprogestative

Analyse des différentes situations possibles :

  • Pilule minidosée

Votre ancien contraceptif combiné comportait 21 pilules : prenez le premier comprimé de MINIDRIL le jour suivant la prise du dernier cachet de votre précédente pilule. Au plus tard, vous pourrez initier votre traitement le jour habituel de reprise.

Votre ancien contraceptif estroprogestatif s’étalait sur 28 jours : prenez le premier comprimé de MINIDRIL le jour suivant la prise du dernier cachet actif.

En cas de doute, demandez conseil à votre pharmacien ou votre médecin. Au plus tard, vous pourrez débuter votre nouveau contraceptif le lendemain de la prise du dernier comprimé de votre ancienne pilule.

  • Anneau vaginal ou patch

Vous devrez prendre le 1er comprimé le jour du retrait de votre anneau vaginal ou de votre dispositif transdermique.

Au plus tard, vous pourrez commencer votre traitement par pilule orale le jour prévu pour l’application du nouveau patch ou l’insertion de votre nouvel anneau.

Contraception progestative seule

En cas de relai d’une contraception progestative seule, il est chaudement recommandé d’avoir recours à une méthode de contraception mécanique complémentaire jusqu’à ce que vous ayez pris les 7 premiers comprimés, sans oublis.

  • Pilule microdosée

Vous pouvez initier un traitement par MINIDRIL à n’importe quel moment du cycle. Vous devrez prendre le premier comprimé de votre contraceptif hormonal combiné le lendemain de l’arrêt de votre ancienne pilule, sans interruption.

  • Forme injectable

Initiez votre traitement par MINIDRIL le jour prévu pour une nouvelle injection.

  • Implant ou d’un système intra-utérin (SIU) contenant un progestatif

En relais d’un implant ou d’un stérilet hormonal, vous devrez prendre la première pilule le jour du retrait.

Vous avez avorté ou subi une fausse couche

Analyse des différentes situations possibles:

  • Au cours du premier trimestre

Vous pouvez reprendre immédiatement votre contraceptif oral. Toutefois, pour plus de précaution, adoptez un moyen de contraception mécanique complémentaire durant les 7 premiers jours de votre traitement.

  • Au cours du deuxième trimestre

Veuillez vous reporter à la section 3.2.5 : après un accouchement

Après un accouchement

Dans la mesure où le risque thrombo-embolique est amplifié durant les suites de couches, vous devrez attendre au moins 21 jours, au plus 28 jours, avant de reprendre votre contraceptif oral combiné.

Si vous initiez votre traitement 28 jours ou plus après l’arrivée de votre bébé, votre fausse-couche ou votre avortement, vous devrez utiliser une méthode de contraception complémentaire non hormonale, comme le préservatif par exemple.

Si vous avez fait l’amour avant de reprendre une contraception hormonale, sans avoir pris de précautions autres, vous devez écarter toute hypothèse de grossesse avant d’entamer votre plaquette.

Vous pouvez également attendre vos prochaines règles.

Quand arrêter Ovranette?

Vous pouvez arrêter cette pilule quand bon vous semble, en dehors de l’apparition de symptômes faisant penser au développement d’un caillot de sang.

Si vous ne souhaitez pas tomber enceinte, discutez avec votre médecin des autres moyens de contraception à votre disposition.

Si au contraire, vous désirez avoir un enfant, il est préconisé d’attendre le retour de vos règles naturelles pour commencer les essais.

Il sera en effet plus simple de déterminer la date présumée d’accouchement.

Que faire en cas d’oublis de Minidril?

La sécurité contraceptive d’une pilule tient dans la régularité des prises, et peut être mise à mal par un oubli. Dès lors, comment réagir ?

Oubli de moins de 12h

Cela fait moins de 12h que vous deviez prendre votre pilule et vous vous apercevez que vous l’avez manqué ? Prenez simplement le comprimé oublié et reprenez ensuite le cours habituel de votre traitement.

Oubli de plus de 12h

Si plus de 12h se sont écoulées entre le moment où vous prenez habituellement votre cachet et celui où vous vous rendez compte de votre oubli, le risque de grossesse est présent. 

  • Oubli de plus d’un comprimé de la plaquette en cours

Contactez votre médecin : la sécurité contraceptive de votre pilule est altérée. Il convient d’exclure toute grossesse avant la reprise de votre contraception orale combinée.

  • Oubli d’un comprimé en semaine 1

Dès que vous vous en apercevez, prenez le comprimé que vous avez oublié, même si cela vous conduit à en prendre deux en même temps.

Continuez la suite de votre traitement à l’heure habituel.

Deux cas de figure se présentent :

  • vous n’avez pas eu de rapports sexuels dans les 7 jours qui ont précédé votre oubli : adoptez pendant les 7 prochains jours une méthode de contraception complémentaire de barrage.
  • vous avez fait l’amour au cours de 7 jours qui ont précédé votre oubli : une grossesse est possible. Plus vous avez oublié de comprimés, ou plus l’oubli est proche de la reprise de plaquette, et plus le risque est grand. Dans ce cas, contactez votre médecin afin d’évaluer la marche à suivre.

Si vous avez le moindre doute,  préférez toujours la solution la moins risquée!

  • Oubli d’un comprimé en semaine 2

Dès que vous constatez votre oubli, prenez le comprimé omis, même si vous devez pour cela prendre deux cachets en même temps.

Vous devrez ensuite poursuivre votre traitement avec régularité, tous les jours à la même heure.

Si vous n’avez pas commis d’erreur les 7 jours précédant votre oubli, vous pouvez vous passer de mesure contraceptives complémentaires.

En revanche, si vous avez déjà oublié des comprimés sur cette plaquette, vous devrez faire usage d’une méthode mécanique supplémentaire jusqu’à ce que vous ayez pris 7 comprimés consécutifs sans oublis.

  • Oubli d’un comprimé en semaine 3

Le risque de survenue d’une grossesse non programmée est maximal en cette 3e semaine, en raison de l’approche de la période de pause thérapeutique.

Deux options s’offrent alors.

Option 1

Si vous avez déjà oublié un comprimé au cours des 7 jours qui ont précédé votre omission, vous devrez privilégier cette option, et adopter un mode de contraception mécanique complémentaire durant les 7 jours suivant votre oubli.

Prenez dès que vous vous en apercevez le comprimé oublié, même si vous devez pour cela prendre deux pilules en même temps.

Vous devrez ensuite reprendre le cours de votre traitement à l’heure habituelle.

Au terme de votre plaquette, n’observez pas la pause thérapeutique de 7 jours. Entamez directement une nouvelle plaquette sans interruption entre les deux.

Il est très probable que vos règles ne surviennent pas à la fin de la première plaquette. En revanche, vous risquez de voir apparaître de légères pertes sanguines, intermittentes (spottings).

Option 2

Vous pouvez également arrêter immédiatement la prise de vos comprimés et observer la pause thérapeutique de 7 jours, à compter du jour de votre oubli, ce dernier inclu.

Pensez à noter votre nouveau jour de reprise : il deviendra votre jour de référence pour initier toutes les plaquettes à venir.

***

Si vous avez commis des erreurs de posologie durant votre cycle et que vous constatez une aménorrhée (absence d’hémorragie de privation), sachez qu’une grossesse est envisageable.

Vous avez subi des troubles gastro-intestinaux

Si vous avez vomi ou subi une diarrhée sévère dans les 3 ou 4 heures suivant la prise du comprimé, il est possible que l’absorption de votre contraceptif ne soit pas complète.

Il convient de prendre un comprimé de remplacement aussi vite que possible (dans les 12 heures qui suivent l’heure habituelle de prise si possible), d’une plaquette de réserve si vous ne souhaitez pas changer votre jour de reprise.

Si vous n’avez pas pu reprendre de pilules dans les 12h, et/ou que les symptômes gastro-intestinaux persistent, reportez vous aux conseils de la rubrique “que faire en cas d’oubli de plus de 12h”.

Que faire en cas de surdosage ?

Vous avez pris plus de MINIDRIL que vous n’auriez dû ? Vous ressentirez peut-être des nausées, des vomissements, une tension mammaire, un étourdissement, une douleur abdominale, une somnolence / fatigue.

Ces symptômes sont passagers et disparaîtront spontanément, sans remèdes exogènes.

Les jeunes filles qui n’ont pas encore leurs règles pourront avoir des saignements vaginaux.

Les précautions d’usage de Minidril (Ovranette)

Voici quelques recommandations pour prendre en toute sécurité votre médicament.

Conduite et utilisation de machines

Il n’est fait état d’aucun effet délétère sur l’aptitude à conduire et utiliser des machines chez les femmes dont la contraception est hormonale et orale.

Régime alimentaire

Les pilules minidosées favorisent la prise de poids, en ouvrant l’appétit de celles qui en font usage.

Pour éviter de perdre votre ligne,, veillez à conserver un régime alimentaire sain, équilibré et mesuré en termes de quantités.

En revanche, si votre médecin vous a diagnostiqué une intolérance à certains sucres, demandez lui conseil avant de prendre ce médicament. Il contient du lactose et de la saccharose.

MINIDRIL et infections sexuellement transmissibles

Les contraceptifs hormonaux, pilules estroprogestatives comprises, ne protègent pas contre l’infection par le VIH (SIDA) et les autres maladies sexuellement transmissibles.

Protégez vous à l’aide de préservatifs si vous n’êtes pas sûre de votre partenaire.

Tout savoir sur la prévention contre les IST

Stockage et conservation

Ce médicament doit impérativement être tenu hors de la vue et de la portée des plus jeunes.

Une date de péremption est indiquée sur la boîte, faisant référence au dernier jour du mois inscrit. Ne consommez jamais un médicament dont la date est dépassée. Les principes actifs pourraient ne plus être efficaces.

Il n’y a pas de recommandations spécifiques pour la conservation de ce médicament, sauf à le garder dans un endroit propre et sec.

En revanche, ce médicament a un impact sur l’environnement. Aussi, ne jetez pas vos comprimés au tout-à-l’égout ni aux ordures ménagères.

Confiez vos reliquats à un pharmacien : ce dernier pourra les éliminer en réduisant l’impact environnemental. Un geste simple pour protéger notre planète !

Risques, dangers et effets secondaires de Minidril (Ovranette)

Cette pilule contraceptive est un médicament. En tant que tel, il n’est pas dénué de risques qu’il convient de connaître pour mieux réagir le cas échéant.

Minidril : les effets secondaires

Un contraceptif estroprogestatif provoque un certain nombre d’effets secondaires connus. S’ils sont pour la plupart bénins, bien qu’ils puissent être gênants, quelques-uns peuvent être d’une extrême gravité et mettre en danger votre santé.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, qu’il soit répertorié ou non, prévenez votre médecin.

Vous pouvez également les signaler auprès de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance via le système national de déclaration : www.ansm.sante.fr .

Vous participerez ainsi au renforcement de la sécurité autour des médicaments.

Effets indésirables fréquents (affecte 1 à 10 utilisatrices sur 100)

  • Vaginite incluant candidose vaginale ;
  • Modification de l’humeur incluant la dépression, modification de la libido ;
  • Nervosité, étourdissement ;
  • Nausée, vomissement, douleur abdominale ;
  • Acné ;
  • Douleur, tension, gonflement et sécrétions mammaires, dysménorrhée, modification des règles, modification d’un ectropion et des sécrétions vaginales, aménorrhée ;
  • Rétention hydrique/oedème Modification du poids (augmentation ou diminution).

Effets indésirables peu fréquents (affecte 1 à 10 utilisatrices sur 1000)

  • Modification des lipides plasmatiques, incluant une hypertriglycéridémie, augmentation de la pression artérielle ;
  • Rashs, chloasma (melasme) avec risque de persistance, hirsutisme, alopécie ;
  • Crampes abdominales, ballonnement ;
  • Hypertension artérielle ;
  • Modification de l’appétit (augmentation ou diminution).

Effets indésirables rares (1 à 10 utilisatrices sur 10 000)

  • Réactions anaphylactiques avec de très rares cas d’urticaire, angiooedème, troubles circulatoire et respiratoire sévères ;
  • Intolérance au glucose ;
  • Irritation par les lentilles de contact ;
  • Thrombo-embolie veineuse et thrombo-embolie artérielle ;
  • Ictère cholestatique ;
  • Erythème noueux.

Effets indésirables très rares (affecte moins d’une utilisatrice sur 10 000)

  • Diminution du taux de folates sériques ;
  • Syndrome hémolytique urémique ;
  • Erythème polymorphe ;
  • Pancréatite, lithiase biliaire, cholestase ;
  • Colite ischémique ;
  • Aggravation des varices ;
  • Névrite optique ;
  • Exacerbation d’une chorée ;
  • Exacerbation d’une porphyrie ;
  • Exacerbation d’un lupus érythémateux disséminé ;
  • Carcinome hépato-cellulaire, tumeurs hépatiques bénignes (par exemple : hyperplasie nodulaire focale, adénome hépatique).

Effets indésirables de fréquence indéterminée

  • Maladie inflammatoire du colon (maladie de Crohn, colite ulcéreuse) ;
  • Atteinte hépatocellulaire (par exemple : hépatite, fonction hépatique anormale).

Focus sur le risque cardiovasculaire

Toutes les pilules combinées (contenant un estrogène et un progestatif) augmentent sensiblement le risque de développer un caillot sanguin et de subir un accident cardiovasculaire.

Les caillots sanguins peuvent se développer :

dans une veine :

  • de la jambe : thrombose veineuse profonde,
  • des poumons : embolie pulmonaire ;

dans une artère :

  • du coeur : infarctus du myocarde,
  • du cerveau : accident vasculaire.

Ce risque reste très mesuré (2 cas pour 10 000 femmes prenant une pilule contenant du lévonorgestrel) mais doit tout de même être connu.

En effet, non traité, un caillot sanguin peut laisser de graves séquelles, lourdement handicapantes, voire même être d’évolution fatale.

  • Faire le point sur les facteurs de risque cardio-vasculaires

Nous n’avons pas tous un risque identique face aux maladies et accidents cardio-vasculaire. Notre âge et notre hérédité joue un rôle important. Mais d’autres facteurs de risque pèsent également dans la balance.

Pour en savoir plus : https://www.fedecardio.org/Je-m-informe/Reduire-le-risque-cardio-vasculaire/les-facteurs-de-risque-cardio-vasculaires

Focus sur le risque de cancers

Les contraceptifs oraux combinés pourraient être associés à une augmentation du risque de cancer du sein.

S’il des études statistiques ont démontré qu’un nombre légèrement plus important de femmes développaient un cancer du sein sous estroprogestatifs qu’en usant d’un mode de contraception non hormonal ou pas de contraception du tout, le lien de cause à effet reste flou.

Il est possible qu’en raison d’un suivi médical plus étroit, les femmes utilisant la pilule soient davantage diagnostiquées, et plus précocement.

En effet, les cancers du sein ainsi mis en évidence ont tendance à être moins avancés cliniquement que ceux identifiés chez des femmes n’ayant jamais eu recours à un contraceptif oral.

Pour assurer une surveillance au jour le jour, pensez à l’autopalpation de votre poitrine.

La marche à suivre : http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2002/sem02/mag1004/dossier/sa_5967_sein_autopalpation.htm

De même, les estroprogestatifs, pris sur des durées supérieures à 5 ans, pourraient être associés à une augmentation du risque de cancer du col de l’utérus.

Cependant, les études n’ont pas pu démontré formellement le lien de causalité.

Des cas rares de tumeurs bénignes du foie, et plus rares encore, de tumeurs hépatiques malignes, ont été rapporté chez les utilisatrices de contraceptifs oraux combinés.

Enfin, le risque de cancer de l’endomètre et de l’ovaire pourrait être diminué par la prise de pilules estroprogestatives dont la dose d’hormones est “importante” : de l’ordre de 50 µg d’éthinylestradiol.

Focus sur le risque de survenue d’anomalies hépatiques

La prise d’un contraceptif hormonal associé peut provoquer la survenue d’anomalies hépatiques aigues ou chroniques. Dans ce cas, il est préférable de stopper son traitement jusqu’à la normalisation des tests.

Focus sur les troubles du cycle

Lorsque vous initiez un traitement contraceptif hormonal, des saignements irréguliers et de faible intensité peuvent survenir entre les règles. Si ces spottings ou métrorragies persistent au delà de 3 mois, ou s’ils apparaissent après des cycles réguliers, il conviendra de consulter votre médecin.

Ce dernier devra procéder à des examens plus poussés afin d’en déterminer la cause, et exclure toute hypothèse de tumeur maligne ou de grossesse.

Certaines femmes sous contraceptif oral combiné n’ont plus d’hémorragies de privation, ces saignements ressemblant à des règles.

Si vous avez correctement pris votre pilule, il est peu probable que vous soyez enceinte.

En revanche, si vous avez eu un comportement à risque (oubli), si vous avez été malade (vomissements, diarrhées), et/ou si vos saignements venaient à manquer deux mois consécutifs, consultez sans tarder. Vous devrez en effet vous assurer que vous n’êtes pas enceinte avant de continuer votre traitement.

Focus sur l’hypertriglycéridémie

La pilule contraceptive peut augmenter le taux de graisses dans le sang. Pour celles souffrant déjà d’hypertriglycéridémie ou ayant des antécédents familiaux d’hypertriglycéridémie, un contraceptif oral peut plus facilement entraîner une pancréatite.

Focus sur l’hypertension artérielle

De nombreuses femmes constatent l’augmentation de leur tension artérielle lorsqu’elle prennent la pilule, mais rarement à des niveaux cliniquement significatifs.

Si toutefois le cas venait à se présenter, et qu’un traitement antihypertenseur venait à être inefficace, l’arrêt du traitement devra être observé.

Cette interruption pourra prendre fin lorsque les chiffres tensionnels auront retrouvé des valeurs normales.

Focus sur les risques d’angioedème

Les estrogènes exogènes, comme ceux que comportent les comprimés de MINIDRIL, peuvent aggraver des symptômes d’angioedème chez les femmes présentant un angioedème héréditaire.

Les contres-indications de Minidril (Ovranette)

Certains états de santé ne permettent pas la prise d’un contraceptif hormonal, ou sous une surveillance médicale étroite.

Pathologies excluant la prise d’un contraceptif hormonal

Les pathologies répertoriées ci-dessous doivent conduire à choisir un autre mode de contraception, l’effet des contraceptifs hormonaux combinés se révélant dangereux :

Présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV) :

  • Présence de thrombo-embolie veineuse (traitement par anticoagulants) ou antécédents de TEV (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire) ;
  • Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie veineuse : résistance à la protéine C activée (PCa), déficit en antithrombine III, déficit en protéine C, déficit en protéine S ;
  • Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée, fracture de la jambe ;
  • Risque élevé de thrombo-embolie veineuse dû à la présence de multiples facteurs de risque ;

Présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA) :

  • Présence ou antécédents de thrombo-embolie artérielle (infarctus du myocarde ou angine de poitrine par exemple) ;
  • Présence ou antécédents d’accident vasculaire cérébral ou accident ischémique transitoire ;
  • Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie artérielle : hyperhomocystéinémie ou présence d’anticorps anti-phospholipides ;
  • Antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux ;
  • Risque élevé de thrombo-embolie artérielle dû à la présence de multiples facteurs de risque dont :
    • diabète avec symptômes vasculaires,
    • hypertension artérielle sévère,
    • dyslipoprotéinémie sévère.
  • Pancréatite présente ou passée, associée à une hypertriglycéridémie sévère ;
  • Affection hépatique sévère ou antécédent d’affection hépatique sévère, en l’absence de normalisation des tests fonctionnels hépatiques ;
  • Tumeur hépatique (bénigne ou maligne) évolutive ou ancienne ;
  • Tumeur maligne hormono-dépendante connue ou suspectée (par exemple, tumeurs des organes génitaux ou du sein) ;
  • Saignements vaginaux non diagnostiqués ;
  • Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients.

Si vous ressentez les symptômes d’une de ces pathologies pour la première fois alors que vous êtes sous contraceptif oral, suspendez immédiatement votre traitement et suivez les indications de votre médecin.

Situation réclamant un suivi médical particulier

Certaines situations ne réclament pas l’arrêt pur et simple d’un traitement contraceptif par pilule, mais nécessitent tout de même un suivi médical plus étroit.

  • Survenue ou antécédent de cancer du sein chez un parent proche ;
  • Affection du foie ou de la vésicule biliaire ;
  • Diabète ;
  • Dépression ;
  • Maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique (maladies inflammatoires chroniques des intestins) ;
  • Lupus érythémateux disséminé (LED) (une maladie qui affecte votre système de défenses naturelles) ;
  • Syndrome hémolytique et urémique (SHU) ;
  • Taux élevés de graisses dans le sang (hypertriglycéridémie) ou des antécédents familiaux ;
  • Drépanocytose ;
  • inflammation des veines situées sous la peau (thrombophlébite superficielle) ;
  • Varices ;
  • Epilepsie ;
  • Augmentation de la prolactine ;
  • Atteinte par les pathologies suivantes lors d’une grossesse ou la prise antérieure d’un traitement hormonal :
    • perte auditive,
    • maladie du sang appelée porphyrie,
    • herpès gestationnel (éruption de vésicules sur la peau pendant la grossesse),
    • chorée de Sydenham (maladie des nerfs avec survenue de mouvements corporels brusques non contrôlés),
    • récidive d’un ictère cholestatique (jaunisse) et/ou d’un prurit liés à une cholestase,
    • lithiase biliaire,
    • hypoacousie par otosclérose,
    • chloasma (taches brun dorée en particulier sur le visage, appelées « masque de grossesse ») : dans ce cas, évitez de vous exposer directement au soleil ou aux rayons UV ;
  • Angiœdème héréditaire.

En post partum immédiat, le risque de caillots sanguins est augmenté. Prenez conseil auprès de votre médecin si vous souhaitez initier un traitement par MINIDRIL.

Âge et tabagisme

Si vous êtes fumeuse et que vous avez plus de 35 ans, un autre moyen de contraception devra être envisagé. En effet, votre risque cardio-vasculaire augmente fortement.

Grossesse

L’utilisation d’un contraceptif oral n’a pas lieu d’être durant la grossesse.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte alors que vous prenez la pilule, suspendez immédiatement votre traitement. La grossesse pourra être poursuivie si vous souhaitez garder le bébé : sachez que vous n’avez pas plus de risques de connaître une grossesse pathologique ou que le foetus soit porteur d’une malformation congénitale.

Allaitement

L’utilisation de ce médicament n’est pas compatible avec l’allaitement maternel. En effet, ses principes actifs altèrent la qualité du lait.

Si vous souhaitez reprendre une contraception tout en allaitant, discutez-en avec votre médecin. Il vous indiquera la méthode la plus adaptée à votre situation.

Interactions médicamenteuses

Certains médicaments ne peuvent pas être pris concomitamment avec MINIDRIL :

  • soit parce que votre contraceptif viendrait à perdre de son efficacité ;
  • soit parce que les effets du traitement administré seraient altérés.

C’est la raison pour laquelle vous devez indiquer à votre médecin, avant qu’il ne vous prescrive une pilule contraceptive, si vous avez pris des médicaments dans les semaines précédentes (qu’ils soient sur ordonnance ou non).

De même, si vous avez besoin d’être placée sous traitement, précisez à votre docteur votre type de contraception. Il pourra alors trouver un substitut compatible ou vous préconiser un moyen de contraception complémentaire temporaire.

Voici les médicaments concernés par une interaction médicamenteuse avec MINIDRIL :

  • Millepertuis
  • Dasabuvir
  • Ombitasvir/Paritaprévir
  • Inducteurs enzymatiques
    • Anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, fosphénytoïne, primidone, carbamazépine, oxacarbazépine), rifabutine, rifampicine, efavirenz, névirapine, dabrafénib, enzalutamide, eslicarbazépine.
  • Lamotrigine
  • Modafinil
  • Inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir : Amprenavir, atazanavir, darunavir, fosamprenavir, indinavir, lopinavir, ritonavir, saquinavir, et tipranavir.
  • Topiramate
  • Vémurafénib
  • Pérampanel
  • Ulipristal
  • Bosentan
  • Griséofulvine
  • Lamotrigine
  • Rufinamide
  • Elvitégravir
  • Aprépitant
  • Bocéprévir
  • Télaprévir
  • Etoricoxib

Tests biologiques

La prise de contraceptifs hormonaux, a fortiori combinés, peut induire une modification des résultats de certains examens biologiques.

Aussi est-il préférable de prévenir le personnel réalisant l’analyse de sang ou d’urine, même si ces changements sont à la marge et restent dans les limites de la normale.

Avis et témoignages des utilisatrices de MINIDRIL

Les avis concernant MINIDRIL sont positifs : moins de douleurs pré-menstruelles, des règles plus courtes et plus régulières, une simplicité d’usage et une efficacité contre les grossesses non désirées.

Les utilisatrices sont toutefois nombreuses à regretter l’apparition de boutons d’acné : le lévonorgestrel est en effet un progestatif androgénique déconseillé aux jeunes femmes dont la peau est déjà à tendance acnéique.

Guide d’achat de Minidril (Ovranette)

Dans cette section, nous allons passer en revu les différentes options qui s’offrent à vous pour vous procurer ce contraceptif oral.

Où acheter Minidril?

MINIDRIL est disponible à la fois dans les pharmacies physiques et dans les pharmacies en ligne.

Toutefois, quelque soit le mode d’achat, vous devrez impérativement fournir une ordonnance médicale.

Si une pharmacie en ligne vous la propose sans justificatifs, ou à prix cassés, méfiez-vous : il se pourrait que vous ayez affaire à une arnaque.

Si vous trouvez cela fastidieux de vous rendre chez votre médecin pour renouveler une ordonnance, ou si vous trouvez les horaires d’ouverture de votre pharmacie contraignantes, une alternative existe !

Treated.com, plateforme pharmaceutique reconnue à travers toute l’Europe, ne vend pas simplement les médicaments en ligne.

Elle vous permet également, si l’analyse d’un questionnaire que vous remplirez en ligne est concluant, de recevoir une e-prescription.

Vous serez, suite à votre achat, livré en 24h.

A quel prix ?

Vous pouvez commander votre traitement pour 3, 6, 9 ou 12 mois sur Treated.

Les prix s’étalent dans ce cas de 52,99 euros à 118,99 euros.