Pilule Cilest

Cilest : posologie, effets secondaires, avis, ordonnance, prix et guide d’achat

Avec une efficacité de plus de 99%, simples à utiliser, les contraceptifs oraux restent, depuis plus de 50 ans, le moyen de contrôler les naissances le plus plébiscité par les Françaises.

Vous souhaiteriez avoir recours à cette méthode de contraception mais êtes inquiète des polémiques dont la pilule a fait l’objet ces dernières années.

On vous a indiqué un traitement par CILEST et vous désirez en savoir plus sur ce produit.

Trouvez les réponses à vos questions en consultant ce dossier.

Présentation de CILEST

Cette pilule contraceptive combinée, contenant à la fois un estrogène et un dérivé de la progestérone, est produite depuis février 1988 par les laboratoires belges Janssen Pharmaceutica NV, filiale de Johnson & Johnson.

Minidosée (moins de 0,04 mg d’estrogène) et monodosée (tous les comprimés contiennent la même quantité d’hormones), elle est délivrée uniquement sur ordonnance médicale.

Quelle pathologie permet-elle de traiter ?

Prise conformément aux recommandations, ce contraceptif oral combiné prémunit contre les grossesses non désirées.

Parallèlement, elle peut avoir un effet bénéfique pour les femmes souffrant d’acné, et/ou d’hirsutisme, c’est à dire présentant une pilosité excessive.

Comment marche ce médicament ?

Le traitement à base d’éthinylestradiol, estrogène, et de norgestimate, progestatif, agit à trois niveaux :

  • Il inhibe les capacités du corps à ovuler,
  • Il modifie la composition de la glaire cervicale ainsi que la motilité des trompes de Fallope, gênant la progression des spermatozoïdes,
  • Il change également l’épaisseur de l’endomètre, empêchant un embryon fécondé de s’y fixer.

A qui s’adresse t’il ?

Comme toutes les pilules contraceptives, elle s’adresse aux femmes en âge de procréer.

Elle est particulièrement recommandée aux femmes à profil oestrogénique : leurs syndromes prémenstruels (douleurs au bas ventre, seins tendus) sont assez peu marqués, mais elles ont tendance à prendre du poids avec les pilules de 1ère et 2ème génération.

Les femmes dont les règles sont très abondantes (hyperménorrhées) et/ou dont les cycles sont irréguliers peuvent également trouver un bénéfice à utiliser une pilule de 3ème génération : les cycles se normalisent, les saignements deviennent plus fluets.

Ce médicament s’adresse également prioritairement aux femmes présentant des signes d’anémie (manque de fer dans le sang).

Enfin, ce contraceptif peut également être destiné aux femmes souffrant d’acné et/ou d’hirsutisme.

Quels sont ses avantages ? Inconvénients ?

Cette pilule fait partie des moyens de contraception les plus fiables (voir Quelle efficacité).

En revanche, la combinaison de ses deux principes actifs a tendance à augmenter les triglycérides et le taux de HDL cholestérol (soit le mauvais cholestérol) dans le sang.

Cet accroissement des graisses dans le flux sanguin constitue un facteur de risque supplémentaire d’accident cardiovasculaire ou vasculaire cérébral.

Cilest : quelle efficacité ?

L’indice de Pearl de ce médicament, mesurant le nombre de grossesses enregistrées sous traitement, en respectant scrupuleusement la posologie (voir infra), est de 0,43 pour 100.

La fiabilité de cet estroprogestatif est donc de 99,57 %.

Sous quelle forme se présente-il?

CILEST se présente sous la forme d’un comprimé bleu, packagé dans une boite de 1 ou 3 plaquette(s) de 21 pilules.

Composition de CILEST

Ce contraceptif oral dispose de deux principes actifs :

  • Un estrogène : Éthinylestradiol. On en trouve 0,035 mg par comprimé.
  • Un progestatif : Norgestimate. On en trouve 0,250 mg par comprimé.

Par ailleurs, voici la liste des excipients, les ingrédients non médicamenteux :

  • Lactose
  • Magnésium stéarate (E572)
  • Amidon de maïs
  • Indigotine (E132)

Focus sur ses principes actifs

Le norgestimate est un dérivé de la progestérone de 3ème génération. Il appartient à la famille thérapeutique des gonanes.

Son action se définit de la manière suivante : en augmentant le taux de SHBG (Sex Hormon Binding Globulin) et diminuant celui de la testostérone libre, le norgestimate, combiné à l’ethinylestradiol, bloque les signaux perçus par le corps permettant la préparation et la libération d’un ovule à féconder.

Cilest est-elle remboursée par la sécurité sociale ?

A l’image des pilules de 3ème et 4ème génération, ce contraceptif minidosé n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale.

Son coût est intégralement à la charge de la patiente.

Posologie : comment prendre la pilule CILEST ?

Pour être efficace, cette pilule demande à être prise consciencieusement et selon un protocole bien défini.

Voilà les renseignements nécessaires pour une prise limitant au maximum les risques de grossesse non désirée.

Quand commencer la prise de cette pilule?

Pour s’assurer de l’effet contraceptif de CILEST, dès le début du traitement, il vous faudra observer les recommandations suivantes :

Vous n’aviez pas de contraceptif auparavant

Vous n’étiez pas sous contraceptif, vous aviez recours à des méthodes mécaniques (préservatifs, diaphragmes…) ou vous avez interrompu temporairement (plus d’un mois) votre contraception orale : prenez le premier comprimé de la plaquette le 1er jour de vos règles.

Vous suiviez une autre méthode contraceptive estroprogestative

Analyse des différents cas de figure:

Pilule minidosée :

  • Votre ancienne plaquette contenait 21 comprimés : n’observez pas la pause thérapeutique de 7 jours et prenez le premier comprimé CILEST sans interruption ;
  • Votre ancienne pilule se présentait sous la forme d’une plaquette de 28 comprimés : prenez le premier cachet de CILEST le lendemain de la prise de la dernière pilule active de votre ancien traitement – soit le 22e jour de votre cycle. Ne prenez pas les 7 derniers comprimés placébo de votre ancienne pilule.

Anneau vaginal ou patch :

Prenez de préférence le premier comprimé de CILEST le jour du retrait de votre anneau ou de votre patch. Au plus tard, commencez votre traitement par contraceptif oral combiné le jour prévu pour la nouvelle pose

Contraception progestative seule (pilule microdosée, forme injectable, implant)

Analyse des différents cas de figure:

Système intra-utérin (SIU) contenant un progestatif :

Le relais peut avoir lieu à tout moment de votre cycle.

  • Pour la contraception orale : arrêtez votre ancienne contraception et commencez le traitement par CILEST le lendemain de cet arrêt.
  • Pour la forme injectable : prenez votre première pilule le jour prévu pour votre nouvelle injection.
  • Pour un implant : le jour du retrait, prenez la première pilule de votre plaquette.
  • Pour un SIU contenant un progestatif : avalez votre première pilule le jour du retrait de votre stérilet aux hormones.

Pour plus de sécurité, il est recommandé d’avoir recours, pour au moins 7 jours, à une méthode de contraception dite mécanique (préservatif, spermicide).

Vous avez avorté ou subi une fausse couche

Analyse des différents cas de figure:

Au cours du premier trimestre

Vous pouvez débuter la prise d’un contraceptif oral combiné immédiatement, sans avoir recours à une méthode complémentaire de contraception.

Au cours du deuxième trimestre

Si votre accouchement, avortement ou fausse couche, s’est déroulé au cours de votre deuxième trimestre de grossesse, vous devez observer un délai de 21 à 28 jours avant de reprendre un contraceptif oral combiné. Il existe en effet un risque thromboembolique accru en post-partum immédiat.

Si vous commencez votre contraceptif oral après ce délai, vous devrez avoir recours à une méthode de contraception mécanique complémentaire.

Assurez-vous bien, notamment si vous avez repris une vie sexuelle avant votre contraception, de ne pas être enceinte avant de reprendre un contraceptif oral estroprogestatif. Vous pouvez dans ce cas attendre le retour de vos règles (voir Vous n’aviez pas de contraceptif auparavant)

Quand arrêter?

Si vous souhaitez tomber enceinte, vous pouvez arrêter votre pilule quand bon vous semble.

Vous et votre futur bébé ne courrez aucun risque supplémentaire à débuter une grossesse dès le mois qui suit l’arrêt volontaire d’un contraceptif hormonal.

Quel(s) dosage(s) ?

La posologie d’un contraceptif oral combiné est simple : il vous suffit de prendre un comprimé par jour, sensiblement à la même heure, pendant 21 jours consécutifs.

Au terme de ces trois semaines, observez une pause thérapeutique de 7 jours. Au cours de ce laps de temps, vous verrez apparaître des saignements dits de privation, qui ressemblent à des règles.

Ces 7 jours d’arrêts passés, entamez une nouvelle plaquette, que vos règles soient terminées ou non.

La première pilule doit toujours être prise le même jour : si vous entamez votre traitement un lundi, vous devrez également entamer votre nouvelle plaquette un lundi.

Sachez qu’une reprise tardive de votre pilule peut conduire à une grossesse non désirée : soyez vigilente !

Que faire en cas d’oublis ?

Il peut arriver d’oublier de prendre sa pilule.

Comment réagir dans ce cas et éviter de s’exposer à un risque de grossesse ?

Oubli de moins de 12h

Vous vous rendez compte de votre oubli moins de 12h après l’heure de votre prise habituelle : prenez immédiatement le comprimé manquant et continuez par la suite votre traitement au rythme quotidien.

Il se peut que vous preniez deux cachets le même jour.

La sécurité de votre contraception est indemne.

Oubli de plus de 12h

La sécurité contraceptive n’est plus assurée.

Sachez que plus vous avez oublié de comprimé, et plus la date de l’oubli est proche du début du cycle, plus le risque de grossesse est élevé.

  • C’est votre première semaine de prise :

Dès que vous vous en apercevez, prenez le comprimé manquant. Si vous vous rendez compte de votre oubli au moment de prendre la pilule suivante, prenez les deux de façon concomitante.

Reprenez ensuite le cours habituel de vos prises quotidiennes. Vous devrez par ailleurs vous protéger par des méthodes contraceptives mécaniques pendant au moins 7 jours.

Un risque de grossesse existe si vous avez fait l’amour au cours des 7 jours précédant votre oubli. Au moindre doute, faites un test de grossesse pour vous assurer de votre état.

  • C’est votre deuxième semaine de prise :

Dès que l’oubli est constaté, prenez le comprimé manquant, même si cela vous oblige à prendre deux pilules en même temps.

Reprenez ensuite, à l’heure habituelle, le rythme de vos prises quotidiennes.

Si vous avez scrupuleusement respecté la posologie au cours de votre première semaine, vous n’avez pas besoin de vous protéger par une méthode complémentaire. Dans le cas inverse, il vous est recommandé de prendre des précautions supplémentaires pendant 7 jours.

  • C’est votre troisième semaine de prise :

La diminution de l’activité contraceptive est maximale si vous veniez à oublier un comprimé en semaine 3.

Si vous avez suivi le traitement sans oubli jusque là (et principalement pendant les 7 jours précédents), il n’est pas nécessaire de suivre une méthode contraceptive complémentaire.

Vous pouvez au choix :

1/ Prendre le dernier comprimé oublié dès que possible, même si cela implique d’en prendre deux en même temps. Puis reprendre votre rythme habituel.

A la fin de votre plaquette, n’observez pas la pause thérapeutique de 7 jours, commencez votre nouvelle plaquette sans interruption.

Vous n’aurez probablement pas vos règles avant la fin de la seconde plaquette. Toutefois, des spottings (pertes très légères de sang)  ou métrorragies sont possibles jusqu’à l’arrêt observé à la fin de la seconde plaquette.

2/ Arrêter immédiatement votre plaquette. Dans ce cas, la semaine de pause thérapeutique doit être observée à partir de cet arrêt anticipé et ne pas se prolonger plus de 7 jours. Vous devrez donc entamer votre nouvelle plaquette quelques jours avant votre reprise habituelle (d’autant de jours que de pilules non prises).

Si vous aviez déjà oublié une pilule les 7 jours précédents : utilisez une méthode de contraception mécanique pendant au moins une semaine et optez pour le premier schéma (enchainement de deux plaquettes sans interruption de 7 jours).

L’absence d’hémorragie de privation durant la première pause thérapeutique observée après l’oubli devra conduire à la recherche d’une éventuelle grossesse.

Vous avez subi des troubles gastro-intestinaux

Si vous avez vomi ou eu une diarrhée sévère, il se peut que l’efficacité contraceptive de votre pilule ait été affectée.

Si le laps de temps entre votre dernière prise et vos troubles gastro-intestinaux est de moins de 3-4 heures : reprenez une pilule dans les plus brefs délais, que vous ôterez d’une autre plaquette.

En cas de délais supplémentaires, ou si vous êtes malade de façon répétée sur plusieurs jours, reportez vous aux recommandations formulées pour les oublis de plus de 12h.

Si vos troubles sont chroniques, il serait préférable d’opter pour une autre méthode de contraception. Parlez en avec votre gynécologue.

Que faire en cas de surdosage ?

Vous avez pris plus de comprimés que vous n’auriez dû ? Des symptômes digestifs peuvent apparaître : nausée, vomissements.

Des troubles du cycle peuvent également survenir. Les jeunes filles prenant la pilule avant la ménarche (premières règles) peuvent également en être affectées.

Aucun traitement ne pourra être envisagé, sauf à vous soulager des désagréments temporaires.

Les précautions d’usage

Comme pour toute prise médicamenteuse, certaines précautions doivent être observées.

Conduite et utilisation de machines et voitures

Ce traitement n’a, à priori, aucune incidence sur la conduite des véhicules et l’utilisation de machines.

Exposition au soleil

Un chloasma, autrement appelé « masque de grossesse » est susceptible d’apparaître chez les femmes sous contraceptif oral, en particulier chez celles qui ont déploré l’apparition de ces tâches brunes lors de précédentes grossesses.

Il leur est recommandé de protéger la peau de leur visage avec des crèmes ou huiles anti-UV, d’éviter de s’exposer au soleil ainsi qu’aux rayons ultra-violets.

Régime alimentaire

Aucun ajustement alimentaire n’est à prévoir en cas d’utilisation d’un estroprogestatif. Il est toutefois judicieux de faire attention à ne pas augmenter ses apports nutritionnels.

En effet, les traitements hormonaux ont tendance à ouvrir l’appétit : pour garder votre ligne, conservez les proportions alimentaires passées.

De plus, la consommation d’alcool est compatible avec la prise de la pilule.

CILEST et infections sexuellement transmissibles

Si prendre un contraceptif oral permet de façon fiable d’éviter une grossesse non désirée, cela ne protège pas des infections sexuellement transmissibles, telles que le VIH (SIDA) ou les hépatites.

Prenez vos précautions lorsque vous ne connaissez pas de manière certaine le statut infectieux de votre partenaire.

Stockage et conservation

Pour la sécurité de tous, et en particulier des plus jeunes, gardez vos comprimés dans un endroit sécurisé, hors de la vue et de la portée des enfants.

Essayez de conserver vos comprimés dans leur plaquette d’origine, au propre et au sec, à une température n’excédant pas 25°C.

Par ailleurs, ne jetez pas vos comprimés non utilisés au tout à l’égout ou aux ordures ménagère. Confiez-les à votre pharmacien : il dispose de moyens sûrs pour détruire les médicaments en minimisant l’impact sur l’environnement.

Risques, dangers et effets secondaires de Cilest

Prendre une pilule contraceptive à base d’hormone comporte un certain nombre de risques, qu’il convient de connaître pour mieux y faire face si vous veniez à y être confrontée.

Cilest : effets secondaires

Souvent bénins bien que gênant, les effets secondaires sont nombreux et ne nécessitent pas pour un certain nombre d’entre eux, d’arrêter le traitement.

Effets secondaires peu graves et n’empêchant pas la poursuite du traitement

  • Nausées
  • Maux de tête banals
  • Variation du poids
  • Tension mammaire modérée
  • Acné, séborrhée, hypertrichose
  • Sensation de jambes lourdes
  • Saignements intermenstruels, oligoménorrhée (insuffisance des règles), aménorrhée (absence de règles)
  • Modification de la libido
  • Irritation oculaire par les lentilles de contact
  • Irritabilité
  • Pousse excessive des poils

Effets rares mais devant faire interrompre la prise d’un contraceptif oral combiné

  • Accident cardiaque ou vasculaire :
    • Accidents thrombo-emboliques artériels (en particulier infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral)
    • Accidents thrombo-emboliques veineux (phlébite, embolie pulmonaire).
  • Hypertension artérielle, coronaropathies
  • Adénome hépatique, ictères cholestatiques : jaunisse
  • Augmentation importante des lipides dans le sang : hyperlipidémies (hypertriglycéridémie et/ou hypercholestérolémie)
  • Diabète
  • Chloasma : taches sombres sur le visage
  • Mastodynie (tension douloureuse des seins) sévère, mastopathie bénigne
  • Céphalées importantes et inhabituelles, migraines, vertiges, troubles de la vision
  • Adénome hypophysaire à prolactine
  • Tumeur bénigne du foie
  • Lithiase biliaire : calcul de la vésicule biliaire
  • Exacerbation d’une comitialité : aggravation d’une épilepsie

Focus sur le risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)

Avant de vous prescrire une contraception orale estroprogestative, votre gynécologue recherchera systématiquement vos facteurs de risque thromboembolique artériel et veineux.

En effet, les contraceptifs oraux combinés ont tendance à augmenter le risque thromboembolique veineux par rapport à leur non-utilisation, particulièrement la première année d’utilisation et post-partum.

Ce risque passe de 5 à 10 cas pour 100 000 femmes chez les non-utilisatrices, à 40 cas pour 100 000 femmes chez les utilisatrices d’un contraceptif oral faiblement dosé en estrogènes contenant du désogestrel ou du gestodène.

Rare, la thrombo-embolie artérielle et veineuse peut s’avérer mortelle dans 1 à 2% des cas. Elle se situe principalement dans les membres inférieurs (jambes) mais peuvent être observée dans les veines et artères hépatiques (du foie), mésentériques (de l’abdomen), rénales (des reins), cérébrales (du cerveau) ou rétiniennes (des yeux).

Aussi, si vous ressentez les symptômes suivants, suspendez immédiatement vos prises et consultez en urgence un médecin :

  • maux de tête violents, prolongés et inhabituels,
  • troubles de la vision (perte soudaine partielle ou totale de la vue),
  • élévation importante de la tension artérielle,
  • douleur inhabituelle à la jambe ou au mollet,
  • essoufflement,
  • toux de survenue brutale,
  • douleur sévère aigüe dans la poitrine avec radiation possible dans le bras gauche,
  • aphasie (impossibilité de parler) ou trouble de l’élocution,
  • vertiges,
  • collapsus avec ou sans crise focale,
  • faiblesse ou engourdissement très marqué et touchant soudainement un côté ou une partie du corps,
  • perturbations de la motricité,
  • douleurs abdominales aiguës.

Pour en savoir plus sur la Thrombose veineuse, rendez-vous sur https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/thrombose-veineuse-phlebite

Focus sur le risque de cancers

Une très légère augmentation du risque de cancer du sein serait observée chez les utilisatrices de contraceptifs oraux combinés.

Toutefois, il apparaitrait que la meilleure surveillance médicale des femmes prenant la pilule pourrait constituer une explication aux diagnostiques plus nombreux.

Pour assurer une surveillance au jour le jour, pensez à l’autopalpation de la poitrine.

La marche à suivre : http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2002/sem02/mag1004/dossier/sa_5967_sein_autopalpation.htm

Certaines études ont également mis en lumière le risque augmenté de cancer du col de l’utérus chez les patientes sous contraceptif hormonal. Cependant, le lien de cause à effet n’a pas clairement été démontré.

D’autres cancers pourraient se développer à cause de l’utilisation de contraceptifs oraux : rarement des tumeurs bénignes du foie, encore plus rarement, des tumeurs malignes.

Focus sur le risque de pancréatite

Les femmes dont le taux de triglycérides est supérieur à la moyenne ou ayant des antécédents familiaux d’hypertriglycéridémie courent un risque supplémentaire de pancréatite en utilisant une contraception orale combinée.

Focus sur le risque d’augmentation modérée de la pression artérielle

De nombreuses femmes voient leur pression artérielle augmenter lorsqu’elles prennent la pilule. Cependant, les cas graves d’hypertension son rares. De plus, le lien de causalité entre contraception hormonale et hypertension n’a pas été établi.

Toutefois, si vous présentez les signes cliniques d’une tension artérielle trop élevée, arrêtez votre traitement et consultez votre médecin : ce dernier vous administrera des anti-hypertenseur.

Dès qu’un retour à la normale sera constaté, vous pourrez reprendre votre contraception.

Focus sur le risque de survenue ou d’aggravation de pathologies

Il est possible que des pathologies sous-jacentes ou déclarées viennent à apparaître ou à s’aggraver avec l’utilisation d’une pilule minidosée :

  • ictère et/ou prurit liés à une cholestase;
  • formation de calculs biliaires,
  • porphyrie,
  • lupus érythémateux systémique,
  • syndrome hémolytique et urémique,
  • chorée de Sydenham,
  • herpès gestationis,
  • perte de l’audition liée à une otosclérose,
  • maladie de Crohn,
  • rectocolite hémorragique,
  • dépression endogène,
  • épilepsie.

Les femmes risquent également l’apparition ou l’aggravation des symptômes d’angioedème si elles présentent un angioedème héréditaire.

Focus sur le risque de survenue d’anomalies hépatiques

La prise d’un contraceptif oral peut induire la survenue de troubles hépatiques aigus ou chroniques. Jusqu’à ce que la fonction hépatique retrouve des valeurs normales, il est préférable de suspendre la prise de la pilule.

Suite à une hépatite, et après que les résultats d’analyse démontrent un retour à la normal, un délai de trois mois doit être observé avant de reprendre une contraception hormonale.

Les estroprogestatifs doivent toutefois être définitivement arrêtés en cas de récidive d’un prurit lié à une cholestase

Focus sur les troubles du cycle

Des saignements légers et intermittents, appelés spottings, peuvent fréquemment survenir dans les trois premiers mois de traitement.

Si ce symptôme peut être gênant, il est tout à fait bénin et ne nécessite pas de stopper le traitement.

En revanche, si ces pertes perdurent au delà, ou si elles apparaissent en cours de contraception, il est prudent d’en informer son praticien. Elles pourraient être dues à une grossesse, une cause organique ou un cancer.

Autre trouble du cycle fréquent chez les femmes sous contraception orale : l’absence de règles entre deux plaquettes.

Il n’y a pas lieu de s’alarmer si la pilule a été prise conformément à la posologie au cours du cycle précédent.

En revanche, si des oublis ont été constatés, il faut s’assurer qu’une grossesse n’est pas en cours avant d’entamer une nouvelle plaquette.

A l’arrêt du traitement, une aménorrhée (absence de règles) peut être constatée, surtout chez les femmes dont le cycle était irrégulier avant de prendre la pilule. Si les symptômes persistent, il est préférable de rechercher une éventuelle pathologie hypophysaire.

Les contres-indications

CILEST, à l’image des autres pilules minidosées, n’est délivrée qu’à condition d’avoir une prescription médicale. Le but est de permettre à un médecin de déceler un éventuel état de santé incompatible avec la prise d’un contraceptif hormonal.

Pathologies excluant la prise d’un contraceptif hormonal

  • Si vous connaissez ou avez connu un accident thromboembolique artériel ou veineux : la contraception orale combinée s’avère dangereuse pour vous.
  • Si vous devez rester alitée de façon prolongée (intervention médicale par exemple), vous devrez peut-être suspendre votre contraception orale. Parlez-en à votre chirurgien.
  • En post-partum jusqu’au retour de couche, il serait préférable d’utiliser une autre méthode contraceptive (préservatifs ou contraception orale progestative microdosée)
  • Le diabète compliqué de lésions vasculaire contre-indique la prise d’un contraceptif hormonal
  • Les cancers hormonodépendants, même en rémission, ainsi que les tumeur de l’hypophyse doivent conduire à choisir un autre moyen de contraception.
  • Si vous avez déjà eu des saignements génitaux intermittents mais non expliqués, la pilule vous sera certainement interdite tant que la cause n’est pas déterminée.
  • Vous souffrez d’une maladie du foie grave ou récente : ce contraceptif doit être évité.
  • Vous souffrez d’une maladie rare, type connectivité ou porphyrie : il est préférable de se reporter sur un autre moyen de contraception.

Egalement, choisissez un autre moyen de contraception si vous souffrez d’une maladie cardiovasculaire :

  • hypertension artérielle,
  • angine de poitrine,
  • lésion des valves cardiaques,
  • anomalie de la circulation sanguine cérébrale ou rétinienne

Situation réclamant un suivi médical particulier

Si vous souffrez des pathologies suivantes, vous pourrez prendre un contraceptif oral, à condition de se plier à un suivi médical étroit :

  • Diabète,
  • Obésité,
  • Excès de lipides dans le sang (triglycérides, cholestérol),
  • Prolactine dans le sang,
  • Affection bénigne du sein ou de l’utérus,
  • Epilepsie,
  • Migraines,
  • Asthme,
  • Varices,
  • Dépression,
  • Antécédents familiaux de cancer du sein,
  • Antécédents familiaux d’accidents thromboemboliques.

Age et tabagisme

Si vous fumez et avez plus de 35 ans, sachez que la prise d’une pilule minidosée augmente le risque d’accidents thromboemboliques.

Il est préférable d’envisager un autre moyen de contraception.

Grossesse

Si vous êtes enceinte, la prise d’un contraceptif n’a pas lieu d’être.

Si vous vous apercevez de votre grossesse en cours de contraception par pilule estroprogestative, stopper votre traitement immédiatement.

Si vous ne souhaitez pas interrompre votre grossesse, vous pouvez tout à fait la poursuivre. Aucun risque accru de malformation congénitale n’est à déplorer si vous preniez une pilule de 3e ou 4e génération avant et au moment de tomber enceinte.

Allaitement

Les deux principes actifs présents dans ce contraceptif oral passent dans le lait maternel. Il est donc préférable de ne pas utiliser CILEST pendant toute la durée de l’allaitement.

Demandez conseil à votre médecin pour trouver une contraception appropriée.

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients.

Si vous êtes allergique à un composant de cette pilule, ne prenez pas ce traitement.

Interactions médicamenteuses

Certains médicaments sont incompatibles avec CILEST, en raison de l’antinomie d’action de leurs principes actifs respectifs.

Si vous prenez les médicaments suivants, sachez qu’il existe un risque d’interactions médicamenteuses, préjudiciables à l’action de votre médicament et/ou à la sécurité contraceptive de votre pilule.

  • Les produits de phytothérapie contenant du millepertuis,
  • Les traitements de l’hépatite C contenant du dasabuvir ou de l’ombitasvir/paritaprévir,
  • Les médicaments contenant l’une des substances suivantes : griséofulvine, rifampicine, rifabutine, modafinil,
  • Les médicaments contenant de la lamotrigine,
  • Ritonavir, nelfinavir,
  • Inducteurs enzymatiques : Anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, fosphénytoïne, primidone, carbamazépine, oxcarbazépine) ;
  • Névirapine et efavirenz,
  • Topiramate,
  • Bosentan
  • Griséofulvine

Si vous êtes atteinte du SIDA, certains de vos traitements peuvent être incompatibles. Discutez avec votre médecin pour trouver une contraception adéquate (préservatif, dispositif intra-utérin).

Tests biologiques

La prise d’une contraception orale estroprogestative peut affecter certains résultats de tests biologiques :

  • paramètres biochimiques du foie, de la thyroïde, des fonctions surrénaliennes et des reins,
  • des augmentations des taux de protéines comme par exemple les protéines de liaison des corticoïdes ou le taux de lipides/lipoprotéines,
  • les paramètres du métabolisme des glucides,
  • les paramètres de la coagulation et de la fibrinolyse.

Avis et témoignages des utilisatrices de CILEST

En règle générale, les utilisatrices de CILEST en sont satisfaites.

Elles en reconnaissent l’efficacité contraceptive, mais également son effet bénéfique sur la stabilisation de la fréquence des règles, sur la réduction des douleurs pré-menstruelles et sur l’acné.

Elles ne déplorent pas à l’inverse d’effets secondaires trop désagréables.

Guide d’achat de la pilule Cilest

Dans cette section, nos équipes vous donnent toutes les informations essentielles pour acheter la pilule Cilest en toute sécurité, en évitant les arnaques et les risques!

Où acheter Cilest?

Depuis le 8 octobre 2013, CILEST n’est plus commercialisé en France, puisqu’elle fait partie des pilules contraceptives de 3e génération. Elle n’est donc plus disponible dans les pharmacies françaises.

Toutefois, compte-tenu de son efficacité et de sa bonne tolérance, ses utilisatrices restent nombreuses. C’est pourquoi elle reste commercialisée sur le net.

Soumise à prescription médicale, vous devez posséder une ordonnance pour qu’une pharmacie puisse vous la délivrer.

Si vous souhaitez initier un traitement par CILEST, il est conseillé de consulter votre gynécologue ou praticien référence en premier lieu.

En revanche, s’il s’agit d’un renouvellement, il peut être fastidieux de se rendre chez son médecin traitant.

Treated.com, pharmacie en ligne agréée, offre un service de consultation sérieux, simple et rapide. Il vous suffit de remplir un questionnaire que des médecins analyseront afin de détecter toute contre-indication.

Si aucun risque n’est préjudiciable à votre santé, vous pourrez commander CILEST grâce à une e-prescription. Votre commande sera par la suite validée, puis préparée et livrée sous 24h.

Méfiez-vous de sites annonçant la délivrance de médicament à prix cassés ou sans obligation d’ordonnance : les produits commandés, contre-fabriqués ou périmés la plupart du temps, peuvent alors vous être nuisibles.

A quel prix ?

Les pilules de 3e et 4e génération ne sont pas remboursées par la sécurité sociale : il revient à la patiente de supporter la totalité des coûts de sa contraception.

C’est pour cette raison que Treated vous propose:

  • Une offre de base : 3 mois de traitement pour 54 euros
  • Une offre « longue durée » : 6 mois de traitement pour 74 euros (soit une économie de 29 euros)

Le prix de cette pilule se situe dans une fourchette moyenne en comparaison aux autres pilules de 3e génération.